Faire son potager en famille : 4è épisode de la chronique de Julie

  • Sans jardin, à partir d’un simple balcon, ça doit être…

    31 Mai
    31 Mai
  • Amelie et le poisson talents hauts helga bansch parents à parentsIl y a des amours qui construisent et des amours qui détruisent.

    Il y a des liens qui étouffent, d’autres qui rendent libres.

    On n’enferme pas l’amour et l’amitié dans un bocal, sinon ils dépérissent et les êtres avec.

    C’est tout cela et bien d’autres choses, comme le chemin de l’inconnu au familier, que dit « Amélie et le Poisson », ce livre à la fois simple et profond, qui touche les enfants comme les parents.

     

    J’ai eu un vrai coup de cœur pour « Amélie et le Poisson », ce livre que j’ai eu envie de lire, d’offrir et de mettre dans les mains de tout le monde.
    Quel enfant (en particulier celui que nous avons été) n’a pas eu l’impression d’être aimé seulement sous condition – de bien se tenir, de ne pas parler fort, de finir son assiette, d’avoir de bonnes notes à l’école, d’avoir des amis respectables, de réussir là où ses parents avaient échoué ou, au contraire, de ne pas les dépasser ?
    Quel enfant, quel adulte n’a pas eu envie de garder son amour, ses enfants et ses amis pour lui, abusant de son pouvoir sur eux, pour tenter de les empêcher d’aller vers d’autres amitiés ou de suivre un élan qu’il ne comprenait pas ?

    Lorsque le poisson arrive, elle l’attrape et le met dans le bocal.
    « Tu vas être très bien », lui chuchote-t-elle, enthousiaste.

    Il y a deux ans, c’était difficile pour chacune de mes filles d’inviter une amie à la maison et de la voir jouer avec sa sœur. C’était son amie à elle, elle n’avait pas envie de la partager. Je me suis demandée comment les aider à grandir avec cette sensation désagréable, qu’une amitié ne leur appartenait pas toute entière, qu’elle suivait un chemin propre qui dépendait de chacun et leur échapperait toujours. Finalement elles ont compris toutes seules, à l’aune de leur expérience, et son contentes, désormais, de jouer toutes ensemble. Elles ont fait leur l’adage « plus on est de fous, plus on rit‘.

    Elle s’assoit devant le bocal un long moment et regarde le poisson qui nage en rond tristement. La boule dans son estomac grandit.

    Mais ce n’est pas tout.

    Amelie et le poisson, helga bansch, talents hauts, parents à parentsQuel adulte est capable, avec un cœur d’enfant, d’accepter les us et coutumes des autres, sans les mépriser parce qu’elles ne sont pas les siennes, en les respectant simplement, nourri de l’intime conviction qu’il y a toujours une part qui nous échappe en l’autre, quel qu’il soit, une part que nous ne pouvons pas comprendre avec la tête mais que nous ne pouvons qu’accueillir avec le cœur ?

    Quel enfant n’a pas réalisé, après avoir enfermé des papillons ou des escargots dans une boite, un oiseau ou un chat dans une cage, que ces êtres étaient vivants comme lui et qu’ils avaient droit, comme lui, à la liberté – ce chemin ayant permis de nourrir d’autres relations, autrement plus nourrissantes et constructives ? Quel adulte n’a pas encore besoin de réaliser que les animaux ne sont pas à notre unique service, mais qu’ils ont une vie propre, qui est à respecter ?

    C’est une école de bienveillance, que de comprendre que nous sommes tous à la fois semblables et différents et que quelque chose de la réalité et de la profondeur des êtres glissera toujours entre nos doigts comme un poisson.

    Même nos enfants ont une vie propre qui nous dépasse complètement et dont nous savons à la fois tout et rien.

    J’ai eu les larmes aux yeux quand j’ai eu fini de lire « Amélie et le poisson ». C’est le cas toujours quand je lis quelque chose qui me touche au cœur, qui ne reste pas en surface mais va, avec quelques mots simples et justes, au plus profond. Mes enfants aussi l’ont beaucoup aimé. Nous l’avons lu plusieurs fois et il fait partie, désormais, de nos livres de chevet, comme les Fanettes et Filipin toujours si beaux, comme les Balthazar (librement inspirés de la collection Montessori) aussi. Il faut dire que dans « Amélie et le poisson« , les images toutes douces, à l’acrylique et au crayon, font merveille sur ce texte pur et profond.

    gaëlle Brunetaud-Zaïd

    Amelie et le poisson, helga bansch, talents hauts, parents à parentsAmélie et le poisson, Helga Bansch, 25*21cm, 32 pages, 12.5 €, éditions Talents Hauts. Un livre recommandé aux enfants à partir de cinq ans.

    L’histoire : Amélie au un peu peur de s’aventurer seule dans la mer. Elle se lie d’amitié avec un poisson et, petit à petit, oublie son appréhension. Afin de garder son ami rien que pour elle, elle l’enferme dans un bocal. Mais le poisson dépérit. Finalement elle rejette le poisson à la mer. Puis, pendant des heures, Amélie attend que le poisson revienne.

    Ce livre a reçu le soutien d’Amnesty International. La presse germanophone a été emballée « Ce livre fait grandir », « une parabole apaisante et intelligente sur la propriété et la liberté », « un plaidoyer sur la liberté »..

    Helga Bansch, l’auteur, est autrichienne. Enseignante, elle est devenue auteur et illustratrice pour la jeunesse. Elle travaille l’acrylique sur carton et sur toile et le collage. Une vingtaine de ses albums ont été traduits en France.

    Illustrations : Helga Bansch dans le livre « Amélie et le poisson »

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    20 Mai
    20 Mai
  • La méthode Tonalis enseigne que, si elle est appropriée, la musique cultive l’état d’âme naturel de l’enfant en s’ancrant dans toutes les dimensions de son être. En sachant où en est l’enfant dans son développement et de quoi il a besoin, on va donc lui proposer des tonalités, des instruments, des rythmes qui vont accompagner son développement harmonieux. Pour vous en convaincre, vous pouvez tester l’effet de différents types de musique sur l’attitude et le bien-être de vos enfants (et de vous aussi) : c’est bluffant ! La méthode Tonalis remet en cause nombre de nos idées préconçues sur la musique, c’est aussi pour cela qu’elle m’a tant intriguée et intéressée.

    Entretien Rachel Stehli, formatrice à la méthode Tonalis et professeur de musique. Rachel Stehli, formatrice à la méthode Tonalis et professeur de musique et avec Mariane Farooq, art thérapeute par la voix formée à la méthode Tonalis.

    Le musicien anglais  Michael Deason-Barrow, ancien professeur de musique dans les écoles Steiner-Waldorf, a développé la méthode Tonalis à partir de recherches de pédagogues et psychologues, en particulier celles de Rudolf Steiner sur la musique et sur le développement de l’enfant. Selon lui, Tonalis permet de découvrir que « dans la musique il y a davantage que ce que l’oreille perçoit ».

    Dans l’approche Tonalis, l‘apprentissage de la musique se fait en musique et tout s’enseigne « en le faisant », en passant par le corps.

    méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents Rachel Stehli« L’enseignement reprend chronologiquement l’histoire de la musique, en commençant par les modes pentatoniques, utilisés dans le monde entier, puis les modes médiévaux qui sont parfaitement en phase avec l’état d’être d’un enfant d’environ neuf ans. Dans notre histoire, l’être humain a vécu dans l’esprit de ces modes pendant 800 ans.

    Le Baroque est proposé bien plus tard. A la renaissance sont nées les modes majeur et mineur, des tonalités qui poussent à aller au bout d’une gamme, d’une idée, d’un sentiment triste ou joyeux. C’est ce dont un enfant de douze ans a besoin.

    Ces périodes musicales suivent donc parfaitement les besoins et le stade de développement de l’enfant. En outre, il vit ainsi en accéléré l’histoire de la musique qu’il ancre dans son être, un peu comme l’embryon revit les grandes étapes de l’évolution des espèces avant de devenir fœtus » explique Rachel Stehli.

    Comme on reste longtemps en mode pentatonique, les instruments harmoniques sont beaucoup utilisés. Les enfants de six ou sept ans aiment particulièrement les lyres, les cordes, les tubes harmoniques, ils en ont vraiment besoin pour développer leur oreille et se camper dans leur corps. Ils peuvent tout jouer en créant des harmoniques et on constate qu’ils développent une écoute remarquable. Ils sont si concentrés et attentifs qu’on peut alors parler au groupe simplement en chuchotant !

    Dans la même logique, Rachel Stehli suit d’abord le rythme de la respiration de l’enfant, à l’instar de ce que font les chants grégoriens, avant de faire entrer l’enfant dans le rythme d’une pulsation régulière (extérieure), vers neuf ou dix ans. Introduire trop tôt cette rythmique couperait l’enfant dans son élan et dans son développement, un peu comme si on forçait un enfant à marcher avant qu’il ne soit prêt.

    Le rythme est marché, vécu. Il n’est pas écrit avec les notes classiques (comme la noire, la croche qui n’illustrent pas naturellement la durée). A partir de neuf ans les enfants marquent les rythmes d’abord avec les tirés qu’ils tracent en sentant la longueur des notes. On ne parle pas de solfège ni de partitions avant neuf ans. Là encore, l’écriture de la musique suit l’histoire : d’abord les neumes puis les tirés, puis enfin le système de notation qu’on utilise de nos jours.

    Quels conseils donner aux familles pour aborder la musique avec leurs enfants ?

    « Faire découvméthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents Rachel Stehlirir la musique par l’oreille, donc par le cœur, pas par la vue ! » précise Rachel Stehli.

    Si l’on commence trop tôt le solfège, c’est l’intellect qui sera stimulé au détriment de la créativité. Pour les mêmes raisons, Rachel Stehli conseille de ne pas commencer l’apprentissage d’un instrument « technique » comme le violon ou la flûte traversière avant neuf ans. Avant, on peut proposer des instruments dont on peut jouer facilement et qui forment un joli son, des instruments de qualité qui offriront une nourriture riche aux enfants comme les instruments médiévaux ou africains : le tambour pentatonique en bois, la lyre, le balafon (xylophone africain).

    Les enfants que Rachel suit à l’école depuis sept ans, qui en ont maintenant quatorze, n’ont jamais perdu le goût et la joie de faire de la musique. Ils ont tous envie de continuer et sont heureux des belles œuvres qu’ils ont créées pendant le cours.

    Rachel est persuadée que ce goût et cette joie sont liées au fait qu’ils ont reçu à chaque stade de leur développement ce dont ils avaient besoin, et que cette « nourriture » musicale les à touchés jusqu’au fond de l’âme.

    En thérapie, les sons appropriés peuvent être très relaxants pour les enfants. Dans sa pratique, Mariane Farooq voit des enfants de six ans très actifs rester allongés quarante cinq minutes quand elle leur propose des sons préconisés par Tonalis. Dans les jours qui suivent, les parents les sentent apaisés, plus concentrés.

    méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents xylophone pentatoniqueméthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents xylophone pentatoniqueméthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents tamourin pentatonique méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents harpe enfant pentatonique

     

     

     

    gaëlle Brunetaud-Zaïd

     

    Illustrations : Rachel Stehli et Instruments de musique Choroi

    Cet article a été publié dans le numéro 169 de l’Enfant et la Vie. Il faisait suite au cahier « Ma vie de famille en musique ».

    méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents flute pentatoniquePour en savoir plus sur Tonalis

    Rachel Stehli travaille dans la région d’Avignon. Elle pourra donner les coordonnées des professeurs formés en France. Pour contacter Rachel Stehli : rachelstehli@gmail.com. Par ailleurs, elle propose régulièrement des formations à la méthode Tonalis. Renseignements sur le site didascali. 

    Un site parmi d’autres pour trouver des instruments harmoniques de belle qualité

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    14 Mai
    14 Mai
  • Apprendre un instrument, apprendre à jouer de la musique, la plupart des parents en ont envie pour leurs enfants. Et l’immense majorité des enfants aussi, tant qu’on ne casse pas la magie de la rencontre avec la musique par des méthodes sèches et ardues.

    Celle que nous vous présentons ici est tout le contraire de cela : joyeuse, chaleureuse, colorée, vivante, bon marché, et facile à prendre en main tant elle est bien conçue: quelques jolis livres, un petit clavier, tout peut se faire chez soi et le tour est joué. Ça vous dit ?

    Apprendre la musique

    Les expériences simples et joyeuses que mes enfants avaient eu avec la musique, j’avais envie de les poursuivre avec eux. Mais le conservatoire classique ne propose pas toujours un apprentissage de ce type là (1), je n’ai pas envie de jouer les taxis tous les mercredis et mes enfants ont encore du mal à s’astreindre à pratiquer une activité à heure fixe.

    Ma fille ayant émis l’idée de jouer avec le piano qui est là, à la maison, à sa disposition, j’ai ressorti la méthode rose de mon enfance. Mais ça ne nous tentait qu’à moitié. C’est alors que j’ai découvert Le Tout Petit Conservatoire de Paris et la méthode musicale mise en place par Philippe Kaczmarek.
    Riche idée qui mélange écriture, dessin, coloriage, danse, chant, questions réponses avec les enfants, connu et inconnu, découvertes et retrouvailles avec des airs d’enfance.

    Une méthode d’apprentissage du solfège et du piano aussi colorée que vivante, imprégnée de l’esprit Montessori

    Philippe Kaczmarek a enseigné l’éveil musical dans l’école Montessori de Paris 19è ; cette expérience, parmi d’autres pleines de richesse, a contribué à la fraîcheur et au caractère très concret et vivant de cette belle méthode.

    • Avec cette méthode, l’enfant a SON livre. Ça n’est pas un ouvrage froid qu’il ne faut pas abîmer, c’est un livre plein de couleurs qu’il s’approprie et qui lui devient tout personnel.
    • La méthode permet de travailler mélodie et rythme en même temps, aussi naturellement que la musique est faite de tout cela : espace, mesure, tempo, synchronisation. On rentre dans le solfège comme dans tout autre langage, comme on a appris à parler : par l’expérience, par l’échange et par l’expression.

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    Comment procéder ?

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    • Les séquences sont courtes, pas le temps de s’ennuyer. Certains jours, mes enfants ont font même plusieurs !
    • Je ne mets jamais la sourdine : je me souviens des conseils de mon professeur de violoncelle qui disait qu’il fallait y aller, quitte à jouer faux, oser, prendre le risques.
    • Pour le reste, cette méthode est tellement bien faite que je pense qu’elle peut être suivie par un parent qui n’a jamais fait de musique. Mais il est aussi tout à fait possible de faire appel à un enseignant qui la suivra avec l’enfant – certains le font.

     

    A quel âge ?

    • Avec cette collection, on peut débuter très tôt un instrument, à partir de quatre ans.
    • Philippe Kaczmarek propose, en sus de la méthode d’apprentissage de la musique, une méthode d’apprentissage du piano accessible à partir de cinq ans (mais je vous avoue que mon fils qui a trois ans suit avec ses soeurs).
    • Si on n’a pas un piano chez soi, Philippe Kaczmarek propose de bons petits pianos électriques à 75€.

    Le piano, c’est facile, la note est toute faite et toujours juste, il suffit d’appuyer sur une touche pour créer le son : le lien entre l’enfant et la note est immédiat !

    Les propositions du Tout Petit Conservatoire

    Philippe Kaczmarek propose des cours d’éveil musical pour les enfants de 2 à 7 ans. Il s’agit en fait d’un éveil musical, psychomoteur, qui stimule également réflexion, déduction, sensations… Les acquisitions psychomotrices accompagnent avec bonheur l’apprentissage de la musique qui se déroule dans une ambiance ludique

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    La boutique du Tout Petit Conservatoire propose aussi les fameuses clochettes musicales Montessori ainsi que des accessoires et instruments qui sont testés, utilisés, manipulés pendant les cours au Tout Petit Conservatoire par des enfants de 2 à 7 ans depuis plusieurs années.
    Ces instruments robustes permettent aussi aux enfants de réfléchir à leur manipulation, leur montage, leur démontage,….

    Illustration : Leandro Lamas

    Photos : Philippe Kaczmarek Le Tout Petit Conservatoire de Paris

    (1) à ce titre, voir l’article et le livre de Muriel Radault L’enseignement de la musique et du solfège, un naufrage français

    06 Mai
    06 Mai
  • Pourquoi jouer un instrument plutôt que d’écouter de la musique ? Qu’avons-nous à gagner à nous lancer dans l’apprentissage d’un instrument ? Quelques éléments de réflexion… à poursuivre ensemble  !

    A cinq ans, ma fille aînée voulait faire de la harpe celtique. Il faut dire qu’à la maison, elle entend essentiellement des musiques du monde, de la musique pentatonique, et que nous aimons tous la harpe celtique. Merveilleux instrument, mais pas fréquemment enseigné près de chez nous. Alors nous avons laissé évoluer le désir… et elle a continué à écouter de la musique, toujours très présente à la maison, comme chez vous sans doute. Quand mes enfants commencent à s’énerver et qu’il ne fait pas un temps à courir dehors, par exemple, nous choisissons un CD, nous nous mettons à danser et le climat s’harmonise en un instant.

    activités

    La rencontre de nos petits avec la musique

    J’ai joué du vijouer du piano en famille Gaëlle Zaïd pour Parents à Parentsoloncelle et du piano pendant toutes mes grossesses. J’ai, eu, pendant ces moments sacrés, un temps que je n’ai plus guère en ce moment (mais qui reviendra au moins quand mes enfants seront grands).

    J’ai également eu pour chacun une chanson qui m’est venue et qui leur était dédiée, que je leur chantonne encore à présent pour leur dire combien je les aime et comme nous sommes heureux ensemble.

    Après leur naissance, il m’est encore arrivé souvent de bercer ou d’endormir*.mes petits agrippés comme des koala sur mon dos, en jouant au piano des petites choses toutes douces, des improvisations toutes simples que je mêlais au chant de ma voix et qui nous apaisaient tous, parents et enfants.

    la musique a cette capacité à nous relier à notre joie la plus profonde, au-delà de tous les soucis

    jouer de la musique en famille Darbuka en Kabylie Gaëlle Zaïd pour Parents à ParentsQuand nous allons en Kabylie, la musique, là aussi, est accessible, simple et vivante. Elle a, en sus, cet instinct collectif qui manque souvent à nos maisonnées européennes.

    A la moindre occasion (et toujours, l’occasion est bonne), l’une de mes belles sœurs prend un bidon qui, sous ses mains agiles, se transforme en darbouka et met tout le monde en mouvement. Les autres activités s’arrêtent, et en quelques minutes, toute la famille est debout, à rire et à danser, la joie plein les visages.

    Là bas, la musique a cette capacité à nous relier à notre joie la plus profonde, au-delà de tous les soucis. La musique balaie tout. Elle est et nous sommes avec elle.

    Au cours de nos différents voyages, en particulier quand nous ne connaissions pas la langue de ceux que nous rencontrions, nous avons toujours utilisé le langage universel de la musique – comme la plupart des voyageurs. Un tambour, une flûte, un simple chant et le lien s’établit comme par magie !

    Pourquoi jouer d’un instrument ?

    La musique, c’est la mise en mouvement d’un sens qui, comme les odeurs peut-être, nous renvoie à la part la plus sensible de nous-mêmes.

     jouer d’un instrument, chanter, c’est faire émerger la musique qui est en nous

    C’est dire la place qu’elle a dans nos vies, dans notre façon de nous tenir au monde et d’y prendre notre place. Le son entendu à l’extérieur nous parle de ce qui nous anime à l’intérieur. Ce n’est pas pour rien qu’au moyen-âge, on disait que la musique était la porte de l’âme et qu’elle devait dire l’harmonie du monde. C’est pour cela, aussi, qu’il ne suffit pas d’écouter la musique composée et interprétée par d’autres.

    Car jouer d’un instrument, chanter, c’est faire émerger la musique qui est en nous.

    Qu’importe que nous le fassions moins bien que les musiciens les plus virtuoses. Qu’importe tant que nous y prenons du plaisir et que ce jeu, sérieux s’il en est, nous permet de faire un peu mieux connaissance avec nous-mêmes, avec les autres et avec le monde. Voilà pourquoi je suis de l’avis des parents qui pensent que jouer d’un instrument, c’est important. Oui, mais pas dans n’importe quelles conditions parce que j’ai à cœur qu’une vraie rencontre musicale survienne !

    Comment la musique améliore les apprentissages

    Jouer de la musique en famille Anais Schenke pour Parents à ParentsL’apprentissage de la musique et d’un instrument a aussi des vertus extrêmement concrètes.

    L’effet de l’apprentissage de la musique sur les mathématiques

    Paul Lebohec (1), qui aimait beaucoup le chant libre et l’avait développé dans ses classes, avait remarqué que la musique améliorait et ouvrait le champ à bien d’autres apprentissages, et notamment aux mathématiques. C’est logique : la musique est un langage de ce type. Et pas besoin de se noyer dans le solfège pour y parvenir ! C’est tout naturellement que la musique fait travailler l’oreille et les mathématiques. « Écoutez, regardez des partitions, faites de l’harmonie, vous comprendrez les notions d’équilibre, de symétrie, des notes qui vont bien ensemble et pourquoi, explique Philippe Kaczmarek ! Les petits exercices de reconnaissance de notes, de lecture de notes sont aussi une façon « d’agiter les neurones », d’apprendre à reconnaître de nouveaux signes, de nouvelles formes, de stimuler l’esprit, de développer rapidité, précision, réflexe tout cela dans une ambiance ludique ».

    L’effet de l’apprentissage de la musique sur les facultés cognitives

    Si l’écoute de la musique suffit déjà à développer la concentration ainsi que certaines facultés cognitives (2) (c’est ce qu’on appelle « l’effet Mozart »), il a été montré que les enfants qui jouent d’un instrument, augmentent également leur mémoire et développent une meilleure coordination motrice.

    • Des scientifiques israéliens et danois ont prouvé que la musique accélère le développement de la parole, la communication non verbale et permet un apprentissage plus rapide et plus facile non seulement de la langue maternelle, mais aussi des langues étrangères (3).
    • D’autres études montrent que l’apprentissage de la musique modifie la structure et le fonctionnement de différentes zones du cerveau. Jouer d’un instrument améliore la sensibilité auditive, les capacités motrices et l’attention des enfants. La musique constitue aussi un beau moyen de développer sa créativité (3) (4).
    • Des études montrent aussi son effet sur la plasticité cérébrale (3).

    Et il reste sans doute énormément à dire sur l’effet de la musique sur le développement des facultés émotionnelles et de l’identité !

    Illustrations : Anaïs Schenke

    Photos : Gaëlle Brunetaud Zaïd

    Gaëlle Brunetaud-Zaïd 06 86 84 96 82

    *livre numérique « Regards Croisés » sur le sommeil que vous pouvez télécharger ici
    (1) Paul Lebohec développait des situations « d’expression-création » en se saisissant de toutes les occasions pour faire percevoir et intégrer les codes des différents langages – des mathématiques à l’écrit en passant par le dessin et la musique. Pour en savoir plus sur Paul le Bohec : http://www.amisdefreinet.org/lebohec ; http://www.meirieu.com/PREFACES/lebohec.htm. Pour en savoir plus sur la Méthode Naturelle de musique : http://www.icem-freinet.fr/archives/educ/73-74/14/educ_73_74_14.pdf
    (2) L’écoute de la musique classique est bénéfique à la capacité de la concentration et développe certaines facultés cognitives. C’est ce qu’avait montré Frances Rauscher de l’Université de Wisconsin avec un article paru en 1993 dans la revu scientifique « Nature » sous le titre « Music and spatial task performance ». Découverte qui a été appelée « l’effet Mozart »

    (3) perspective on the power of music
    (4) A propos des bénéfices liés à l’apprentissage de la musique, ce document rassemble différentes études et articles.

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    06 Mai
    06 Mai
  • Par Mitsiko Miller, cpc

    Ce texte fait partie du livre numérique « Regards Croisés » sur le sommeil que vous pouvez télécharger ici.

    2015-01-30-couv 2015-01-30-1erePage 2015-01-30-emePage Hors Cadre Regards croisés sur le Sommeil

     

     

     

     

    Faire ses nuits est devenu un incontournable dans la parentalité occidentale, qui frôle l’obsession. Dans la société postmoderne dans laquelle nous vivons, le ‘temps plein’ est souvent la seule option proposée aux parents par les employeurs, l’économie actuelle étant basée sur l’entrée de deux revenus pour couvrir les frais de base (maison, voiture, voyage). Cette réalité financière, sociale et économique impose un rythme soutenu à la plupart des parents qui se disent « essoufflés » : après une journée de travail occupée et stressante, la plupart des parents ne peuvent compter sur une grand-mère ou un autre membre de la famille (à part s’ils ont les moyens de se payer de l’aide) pour les appuyer : ils commencent donc un autre emploi à temps plein, après le travail rémunéré, celui de préparer les repas, de gérer la maison et de s’occuper des enfants.

    Joindre les deux bouts : la réalité économique

    La plupart de cesdormir seul dans sa chambre cododo sommeil au Japon Katie Berggren pour Parents à Parents parents vivent une situation des plus stressantes et n’arrivent pas à maintenir le cap: il n’est pas surprenant qu’ils réclament un lieu calme et sans stimuli, et surtout, un sommeil réparateur ! Ceci explique sans doute la popularité de l’entraînement au sommeil de l’enfant (avant le retour au travail, suite à un congé parental ou maternité), de même que l’usage courant d’approches de discipline plus autocratiques (limites et règles rigides et punitions), pour permettre aux parents de vivre un peu de répit dans leur quotidien turbulent.

    La réalité économique et financière est partagée par bien des parents dans le reste du monde, même au tiers monde, qui se courbent également l’échine pour joindre les deux bouts. L’approche autocratique n’est également pas limitée à l’Occident: les violences ordinaires faites aux enfants existent dans tous les pays, sous différentes formes. Pourtant, comment expliquer que ce n’est qu’en Occident que dormir seul, dès un très jeune âge, a pris une importance capitale, alors que dans la plupart du globe, il est totalement impensable de laisser un petit enfant seul, la nuit?

    Sommeil solitaire: une croyance culturelle

    les Japonais étaient horrifiés d’apprendre les coutumes occidentales liées au sommeil.

    Christine Gross-Loh, auteur américaine ayant vécu au Japon, avance une opinion: et si l’obsession du sommeil solitaire était culturelle? Selon Gross-Loh, l’occident, et plus particulièrement les États-Unis, est obsédé par l’autonomie précoce. Elle raconte que le sommeil partagé était commun jusqu’au tournant du 19e siècle (note de Mitsiko : est-ce un hasard que ça coïncide avec l’industrialisation, l’exode, l’éclatement de la famille multi-générationnelle et les longues journées de travail) et tout a changé lorsque l’on s’est mis à associer « sommeil seul » avec progrès: la montée de l’influence scientifique a permis aux médecins de gagner en expertise et en crédibilité.

    Alors qu’avant le 19e siècle, peu de personnes se préoccupaient de la cause des enfants, tout d’un coup, le monde scientifique publie des recherches et des livres proposant des méthodes pour améliorer l’hygiène des enfants (c’est compréhensible si nous nous rappelons le taux de mortalité infantile, qui était dû à un manque d’éducation à l’hygiène, à l’époque).

    Une nouvelle religion: la science

    Bien qu’elle y fait référence, l’auteure de Parenting Beyond Borders ne mentionne pas l’immense influence du médecin behavioriste de John B. Watson sur l’éducation des enfants, aux États-Unis et ailleurs. Je souhaite prendre un moment pour le souligner, car il explique également la forte propension en Occident à favoriser l’entraînement au sommeil, puis à la propreté et enfin, à l’apprentissage, qui est si commune et encore prise pour acquis aujourd’hui.

    Watson affirmait que les enfants doivent être entraînés à devenir autonomes pour ne pas prendre de mauvais plis. Il voyait l’urgence de ne pas manifester d’amour et de chaleur aux enfants (selon moi, ce postulat est basé sur le principe que l’amour rend « faible » : ce serait donc un grand risque que de leur offrir réconfort et empathie), pour éviter qu’ils deviennent mésadaptés et inaptes à fonctionner en société. De là est venue l’idée d’éviter de gâter les enfants, de peur qu’ils prennent de mauvaises habitudes – une croyance si ancrée aujourd’hui qu’il est encore fréquent d’entendre des conseils basées sur cette peur.

    Bien qu’il serait absurde pour bien des parents d’aujourd’hui, de refuser d’exprimer de l’amour à un enfant, demeure le fait que la science est une référence importante pour les Occidentaux. Parfois, les discours alarmistes engendrent un stress énorme sur les parents, qui ne souhaitent que donner le meilleur à leurs enfants (pensons à la panique générale générée durant la crise de l’H1N1, au Québec). Combien de parents sont angoissés par les siestes, les heures de sommeil, les aliments mangés, parce qu’ils craignent que leurs enfants ne soient en bonne santé?

    Suis-je en train de dire que la science est inutile? Non. Cela dit, j’ai à cœur que tout personnes fassent des choix éclairés et approfondissent leurs recherches avant de prendre pour acquis que la science a réponse à tout: car derrière une théorie (surtout en sciences humaines), il y a un postulat basé sur une croyance qui… cherche à être prouvée selon une démarche scientifique.

    Le cododo au Japon

    En visite aux États-Unis,une famille japonaise, choquée de voir que les enfants dormaient seuls chacun dans leur chambre, a cru que le moniteur bébé (babyphone) servait à créer des bruits de fond pour que le bébé puisse entendre ses parents et ne pas ressentir la séparation.

    dormir seul dans sa chambre cododo sommeil au Japon Katie Berggren pour Parents à ParentsRevenons au livre de Gross-Loh: cette journaliste, qui a vécu plusieurs années au Japon où le cododo est la norme, a constaté que les Japonais étaient horrifiés d’apprendre les coutumes occidentales liées au sommeil. Ils prennent pour acquis que tous les parents dorment avec leur bébé à travers le globe, au même titre que les Occidentaux prennent pour acquis que tous les parents du monde « aident » leur bébé à dormir seul, la nuit. Elle fait remarquer que pour les Japonais, le sommeil (sieste comme nuit) ne constitue pas du tout une source d’inquiétude, et ils ont du mal à comprendre l’obsession des occidentaux avec la santé et la sécurité extrême des enfants.

    L’auteur rapporte une histoire vécue: en visite aux États-Unis,une famille japonaise a été choquée de voir que les enfants dormaient seuls chacun dans leur chambre. Ils ont cru que le moniteur bébé (babyphone), si commun dans les maisonnées occidentales, servait à créer des bruits de fond pour que le bébé puisse entendre ses parents et ne pas ressentir la séparation.

    L’obsession de la santé et la sécurité physiques

    Elle spécule que cet écart s’explique par les divergences de croyances culturelles: l’Occident adopte un mode de vie individualiste qui se traduit par une éducation qui encourage l’autonomie et l’indépendance, et la valorisation par l’épanouissement individuel du soi, alors que les autres cultures encouragent des valeurs enracinées dans l’interdépendance.

    Les propos de Gross-Loh me touchent particulièrement parce qu’ils mettent en perspective ce que nous prenons pour acquis: nos croyances culturelles. J’ai eu le bonheur d’être élevée dans une famille multi-culturelle, par une mère d’origine japonaise. J’ai eu la joie d’être portée dans un onbuhimo (porte-bébé), de dormir à côté de mes parents et d’être valorisée pour ma sensibilité, qui était perçue comme une force et un don.

    Lorsque mes enfants tardaient à faire « leur nuit », les propos de ma mère étaient rassurants: « Mitsiko, ton frère a fait ses nuits très tard. Et toi, tu vivais beaucoup d’anxiété, toute petite. C’était dur pour toi de t’endormir. Tu avais une imagination très fertile et tu avais souvent peur. Nous avons respecté cela. Et vint un temps où tu as été capable. » Vint un temps où j’en fus capable. Vint un temps où mon développement physiologique me permettait de dormir toute une nuit.

    cododo dormir seul dans sa chambre sommeil au Japon mitsiko Miller pour Parents à ParentsCette discussion riche m’a amené à me poser des questions: sommes-nous conscients des influences culturelles sur notre parentalité? Il y a-t-il, effectivement, comme le note Gross-Loh, une obsession en Occident de la santé et la sécurité physiques des enfants? Les recherches alarmistes sur le cododo et le sommeil sont-elles justifiées? Qu’en est-il de la santé émotionnelle? Est-ce elle incluse dans les recherches sur le sommeil?

    Comment retrouver un équilibre? Comment encourager les parents à réfléchir par eux-mêmes?

    Dans mon cas, j’ai décidé d’accepter que mes enfants dormiront toute une nuit lorsqu’ils en seront physiologiquement capables. Parce que ce qui était le plus important pour moi dans cette expérience, c’était de pouvoir dormir!

    J’ai choisi de lâcher prise vis à vis de ce que je ne pouvais pas changer: ça arriverait quand ça arriverait. Et j’ai focalisé mon attention sur ce qui était en mon pouvoir : trouver le moyen de dormir convenablement tout en m’assurant que mes enfants sont en bonne santé et en sécurité, à la fois physique et émotionnelle. En pensant de manière créative, notre famille a trouvé une solution respectueuse de tous et qui marchait pour NOUS: pour mon partenaire, pour moi ET pour nos enfants.

    Et vous?

     

    illustrations : Katie Berggren et « Like father like son » « Tel père tel fils », film de Hirokazu Koreeda sorti en décembre 2013

    Références

    eloge de la lenteur Parents à ParentsChristine Gross-Loh, Parenting Without Borders, Penguin Books, 2013
    Robin Grille, Parenting for a Peaceful World, Longueville Media, 2005
    Carl Honoré, Éloge de la lenteur, Marabout 2005
    Gilles Lipovetsky, L’ère du vide, Gallimard, 1983
    John B. Watson : Article sur Wikipédia.org

     

     

     

    © Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Comme pour tous les articles de ce site, vous devez demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

    Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie, à Montréal et dans le monde. Suivez son blogue.

     

    Vous trouverez de nombreuses pistes sur l’endormissement, le sommeil, les cauchemars et des peurs du soir dans le très beau livre numérique Hors Cadre – Regards Croisés sur le Sommeil

    Parents à Parents livre numérique Regards croisés sur le sommeil

    01 Mai
    01 Mai
  • Les journées des doulas auront lieu cette année encore à Paris, vendredi 8 et samedi 9 mai, au MAS*. Deux jours de rencontre ouverts à tous, auxquelles je me réjouis de participer, pour l’authenticité des partages, l’atmosphère sereine et joyeuse, l’intérêt des conférences, la bienveillance des échanges,…
    Les journées des doulas, ce sont, chaque année, deux journées d’ateliers, de conférences, de spectacles organisées par l’équipe Doulas de France dans un climat de respect rare. J’y ai rencontré de très belles personnes, découvert des recherches et des idées passionnantes (je pense entre autres à Michel Odent, Rina Nissim, Isabelle et Max Poquin et tant d’autres), j’ai participé à des ateliers réjouissants et revivifiants et, par-dessus tout, j’y ai vécu des vrais bons moments de sincère bienveillance.

    journée des doulas pour Paents à Parents 120505JBALAGUE_DOULA_08-150x150 bellyart

     

     

     

     

     

    J’ai été émue de voir ces femmes et ces hommes qui militent et agissent pour le respect des naissances, des femmes, des mères, des pères et des familles, quels que soient leur vie, leur histoire et leurs choix.

    • J’ai été touchée par l’authenticité immédiate qu’a su crée Zara dans son groupe de femmes, par le simple fait de sa posture personnelle et du climat de ces journées.
    • Je me suis sentie pleine de joie pendant les ateliers parent-enfant de Caroline et de Delphine, que mes enfants ont tout de suite adoré alors que d’habitude, ils ont besoin d’un long moment d’apprivoisement.
    • J’ai été émerveillée par les travaux et les trouvailles des unes et des autres
    • J’ai aussi beaucoup aimé le caractère ouvert de ces journées. Ici, vous n’êtes pas dans un groupe fermé où tout le monde fait la même chose, vous rejoignez un espace de liberté qui apporte des éclairages différents, ouvre des fenêtres et n’enferme personne.

    journées des doulas 2014 pour Parents à ParentsRien que pour l’ambiance, le voyage vaut le coup. Pour moi, c’est chaque fois un coup de cœur, de vraies retrouvailles avec ma féminité, par le simple fait que ces femmes me rendent fière d’être une femme.

    Mais il y aura plus, encore, cette année : un atelier sur l’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé des femmes, un autre sur le désir d’enfant, un troisième sur l‘allaitement et le portage, un quatrième sur le Rebozo, une conférence gesticulée « Accouche et t’es toi ! » , des échanges de pratiques et d’expériences, des tentes roses pour les jeunes filles, des tentes rouges** pour les femmes, des ateliers de chant prénatal, de belly art, ou sur l’harmonie hormonale, la difficulté maternelle, le Qi cong, le tai chi et la grossesse, la communication gestuelle associée à la parole, l’accouchement à domicile,… Il y aura également des partages autour de la réappropriation de son corps pendant la grossesse et l’accouchement, des paroles de père, et des conférences parmi lesquelles : « Déclencher l’accouchement : les enjeux d’une naissance forcée » avec Anne Loirette ; « Pour une naissance heureuse » avec Isabelle Brabant « La femme, cette créature merveilleuse, l’accompagnement de la naissance » avec Diane Boutin, et autour du deuil périnatal avec Elisabeth Martineau et Julie Zimmerman (Association ça va de pair).

    De beaux moments en perspective ! Nous y aurons un stand, vous viendrez nous retrouver ?

    spectacle journées des doulas pour Parents à Parentstente rouge journées des doulas pour Parents à Parents

     

     

     

     

     

     

    *10 rue des terres au curé dans le 13è arrondissement de Paris

    **Les tentes rouges sont des groupes de paroles de femmes qui racontent leurs histoires de naissance dans une ambiance intimiste. La tente rouge est une référence à une tradition ancienne de regroupements des femmes en un lieu qui leur est dédié, pour célébrer les grands événements de la vie sexuelle d’une femme : puberté, grossesse, naissances, …

    photos : journées des doulas 2012 et 2013

    Gaëlle Brunetaud-Zaïd

    30 Avr
    30 Avr
  • A l’occasion de la journée de la non violence éducative, nous avons préparé un magazine numérique, téléchargeable et consultable gratuitement sur ce site.

    Sortir de la violence éducative : les pères témoignent – Édito

    Y a-t-il un rapport entre les violences faites aux femmes (sept femmes sur dix dans le monde en sont victimes) et celles faites aux enfants (un enfant sur dix en France) ? Et y a-t-il un lien entre les violences graves (crimes, homicide, viol, guerre, …) et les plus « légères »  (fessées, humiliations, … qui concernent 80 à 90% des enfants)*1 ? C’est ce que nous vous proposons de voir dans ce numéro. Notre objectif n’est pas d’accumuler les constats alarmistes, mais de montrer que rien de tout cela n’est inéluctable.

    La violence n’est pas qu’une affaire de « mâle » (ils en sont victimes, eux aussi*²) ; les hommes et les pères qui sortent des modèles archaïques de domination sont de plus en plus nombreux. Nous avons eu envie de leur donner la parole, de les voir se détacher de leur héritage culturel, laissant le manteau/fardeau de l’autorité paternelle pour entrer dans des liens joyeux et vivants, dont, disent-ils, ils sont les premiers bénéficiaires. Voyez plutôt…

    Gaëlle Brunetaud-Zaïd

    Sommaire

    Au sommaire de ce beau numéro, illustré par des artistes, à télécharger ou feuilleter en ligne après avoir cliqué sur le lien ci-dessous

     

    Hors Cadre Parents à Parents Hommes et Bienveillance

     

     

     

     

     

    sommaire magazine webzine Parents à Parents avril 2014sommaire magazine webzine Parents à Parents avril 2014

     

     

     

    *1 Dans le monde, sept femmes sur dix subissent des violences physiques ou sexuelles – dans bien des cas, depuis leur plus tendre enfance. Rien qu’en France, au moins 10 % des enfants sont victimes de violences physiques, d’agressions sexuelles, de négligences graves, d’abandon affectif, d’humiliations et d’insultes. Mais si on étend le champ de la violence reçue à toutes les « violences ordinaires » (menaces, fessées, humiliations verbales), ce sont 80 à 90% des enfants, en France et dans les pays où cette méthode éducative n’a pas été remise en cause, qui subissent encore ce mode de dressage.
    Sources : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/25/sept-femmes-sur-dix-dans-le-monde-sont-confrontees-a-des-violences-physique-ou-sexuelles_3519684_3244.html
    http://maltraitancedesenfantsgrandecausenationale2014.wordpress.com/pourquoi-un-colloque-sur-les-violences-faites-aux-enfants/
    http://www.oveo.org/fichiers/DiaporamaMaurel.pdf

    *2 Si les femmes font deux fois plus de tentatives de suicide que les hommes, les hommes se suicident trois fois plus que les femmes, ont trois fois plus de risque de sombrer dans l’alcoolisme et la drogue (moyenne mondiale : 10 hommes pour une femme) et sont bien plus en échec scolaire (cf. notre article sur le site parentsaparents.fr)
    sources : http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er488.pdf, http://www.inpes.sante.fr/70000/dp/03/dp030122.pdf , http://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/WDR2012/WDR_2012_French_web.pdf

     

    Parents à Parents #1

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    30 Avr
    30 Avr
  • Quand mes enfants sont nés, j’ai eu envie de travailler moins et de dépenser moins, puisque je gagnais (beaucoup) moins et que mon mari était en train de créer son entreprise artisanale. Nous avons une maison avec un petit jardin, je n’ai jamais aimé faire les magasins, mon mari bricole beaucoup et bien, et nous aimons beaucoup faire les choses nous-mêmes : nous avions donc de quoi nous lancer vers un maximum de possibilités.
    De la fabrication du pain, nous avons élargi aux arbres fruitiers, au potager, au lait végétal,… Nous n’achetions aucun plat préparé depuis belle lurette quand j’ai eu envie d’adopter aux vêtements la même posture qu’à la cuisine : acheter des produits de base (tissu, fil,…) et faire moi-même. D’autant que nous procédons de la même façon avec les produits ménagers, de soin et de beauté, depuis que nous avons découvert Raffa et Aroma-Zone.

    Pourquoi des vêtements d’enfant ?

    coudre pour mes enfants en recyclant mes vetements Marie Painparay Terre Vivante Parents à ParentsÇa a été plus naturel et commode pour moi de débuter avec des vêtements d’enfant : les robes, c’est facile, il y a moins de tissu (je gâche donc moins si je rate, les manipulations sont plus simples) et ça va plus vite.

    Et puis j’étais plus motivée à coudre pour eux que pour moi : comme tous les parents, j’ai plaisir à leur faire plaisir et puis j’ai des vêtements à ma taille, même si je les ai achetés il y a dix ou vingt ans, alors que mes enfants grandissent sans arrêt et n’ont pas de stock d’avance.

    Faut-il apprendre à coudre ?

    coudre pour mes enfants en recyclant mes vetements Marie Painparay Terre Vivante Parents à ParentsJ’ai eu moins de facilités à coudre qu’à cuisiner, je n’avais aucune expérience et n’avais guère vu que ma grand-mère faire. J’ai appris un peu à mes dépens, par essais et erreurs à partir de tutoriels glanés sur internet et de patron achetés. Sur le conseil d’une amie qui s’est mise à coudre récemment, j’ai finalement pris un cours pour acquérir les bases car j’avais du mal à obtenir des résultats satisfaisants à partir des modèles que je trouvais dans la plupart des livres.

     

    Recycler ses vêtements pour les enfants

    Dans Balthazar et l’anniversaire (un très beau livre que mes enfants adorent, dans une collection inspirée par Maria Montessori), la grand-mère raconte comment elle a créé Pépin, le doudou du petit garçon, à partir d’un bout de son pyjama de bébé, d’un morceau de la robe qu’elle portait lorsqu’elle a rencontré son mari et des boutons de la première robe de fête de sa fille. Quelle bonne idée !

    Tous ces vêtements qu’on ne se résout pas à jeter, parce qu’ils nous rappellent de bons souvenirs, et qu’on ne peut pas donner car certaines zones sont trop abîmées, pourquoi ne pas les recycler ?

    Coudre pour ses enfants en recyclant ses vetements Marie Painparay Terr Vivante pour Parents à ParentsC’est ce que Marie Painparay nous propose avec le livre qu’elle vient de publier aux éditions Terre Vivante (1).

    Si j’aime beaucoup l’idée, j’apprécie au moins autant le livre :

    • Tout ce qu’il faut savoir pour coudre quand on n’y connaît rien y est expliqué très simplement, je me serais épargnée des heures d’errance si je l’avais eu avant : penser à couper deux pièces identiques en double épaisseur, savoir comment coudre à la bonne distance du bord (et éviter ainsi de coudre des vêtements trop étroits ou trop larges), comment recopier un patron,… : c’est vraiment un livre qu’il est possible d’utiliser avec succès quand on n’a jamais cousu de sa vie.
    • Les modèles sont simples tout en étant beaux. Il y a ce « truc » en plus qui fait d’un vêtement banal un habit joli.
    • Grâce au recyclage, il est possible d’obtenir des choses complexes très simplement, comme une chemise sans faire de boutonnière.
    • Le modèle de doudou, de guirlande et de dînette est aussi tentant que le pyjama, la jupe ou la robe !

    Aujourd’hui, nous nous lançons dans la fabrication des poissons en coton, pour la dînette ou la pêche. Et vous, vous êtes tenté(e) ?

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    photos : Jean-Jacques Raynal pour Terre Vivante

    (1) Les éditions Terre Vivante partagent les expériences de leurs auteurs en matière d’écologie pratique. Ils sont éco-conçus et Terre Vivante est une Scop.

    Si des vêtements uniques et « fait-maison » avec amour vous font envie mais que vous n’avez pas (encore) l’élan de coudre par vous-mêmes, n’hésitez pas à contacter Sigrid, qui peut vous proposer aussi des patrons sur mesure.

    24 Avr
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