Jouer avec ses enfants, un mode de communication, un outil pour résoudre les problèmes

  • Je crois que j’ai baigné dans la communication par le jeu depuis mon enfance… mon père était professeur des écoles et utilisait énormément le jeu que ce soit avec mon frère et moi ou avec ses élèves pour leur faire passer ses enseignements. Tout naturellement quand ma fille est née j’ai adopté ce mode de communication sans réellement en avoir conscience. Ce n’est que quelques années plus tard, après le décès de mon père, que j’ai mis des mots sur cette façon d’être parent… J’ai alors relu les lettres qu’il avait reçu de la part de ses anciens élèves qui le remerciaient pour leur avoir donné le goût d’apprendre.
    Cet épisode a été une sorte de déclic… A mon tour, j’ai eu envie de contribuer et de prolonger un peu ce que mon père avait fait à travers son métier, sa passion. J’ai alors dévoré de nombreux livres sur la parentalité, sur le développement des enfants et sur les neurosciences… J’ai découvert que ce que je pratiquais depuis toujours était un vrai concept qu’on appelait « parentalité ludique » ou « parentage ludique ». J’ai alors pris conscience de la puissance du jeu. Aujourd’hui, je continue à communiquer de cette façon avec ma fille même si elle a déjà 9 ans et je partage les outils et astuces sur le blog Leo-Melrose.com

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    De petits amours coopératifs et pleins de joie

     

    « le jeu est le langage des enfants »

    Avez-vous remarqué à quel point nos enfants sont impliqués et concentrés quand ils jouent, que ce soit en faisant semblant ou en attribuant un rôle à leurs peluches ou à leurs figurines ? C’est tout simplement parce que le jeu est le langage des enfants, celui par lequel ils s’expriment, celui par lequel ils entrent en relation avec un autre enfant, celui grâce auquel ils assimilent de nouvelles connaissances ou de nouvelles aptitudes.

    Même si on sait tous cela, on a souvent tendance à sous-estimer le pouvoir du jeu et à le faire passer au second plan : « tu joueras après… avoir fait tes devoirs, après avoir rangé, après avoir pris ton bain, etc. ».

    Pourtant, si on intègre le jeu dans ces tâches prioritaires, la magie opère : enfants sont à l’écoute, enthousiastes et plus coopératifs.

    leandro lamas pédagogie ludique parents à parents cecile melrose à quoi jouer ensemble avec ses enfants

    De mon expérience et de celles de certains psychothérapeutes comme Lawrence Cohen, auteur du fabuleux livre « Qui veut jouer avec moi » ou encore de spécialistes en neurosciences comme Daniel Siegel, la puissance du jeu va au-delà du fait de rendre nos activités quotidiennes en famille plus fluides, ce qui, soit dit en passant nous aide déjà dans notre rôle de parent.

    Le jeu permet d’éliminer la plupart des problèmes de comportement de nos enfants depuis le refus de coopérer jusqu’au fait de taper en passant par les colères répétitives.
    Nous sommes de plus en plus de parents à l’utiliser consciemment comme alternative efficace aux rapports de force que nous pouvons observer tous les jours autour de nous : Depuis les cris des parents jusqu’aux fessées en passant par l’humiliation des enfants. Personnellement, je l’utilise tous les jours depuis la naissance de ma fille parce que cet outil rend ma vie de maman plus sereine et notre vie de famille plus amusante.

    Oui mais je n’ai pas envie de jouer…

    De la même façon que manger des légumes n’est pas toujours plaisant et que c’est pourtant l’un des meilleurs moyens que je connaisse pour être en bonne santé et prévenir de nombreuses maladies, jouer avec nos enfants est la façon la plus directe de renforcer notre lien affectif sur le long terme.

    Quand on sait que ce lien est aussi vital pour nos enfants que le fait de se nourrir, commencer à pratiquer l’activité qui prévient son érosion devrait selon moi faire partie de notre routine quotidienne, tout comme le fait de manger sainement.
    Quel plaisir d’entendre le rire de nos enfants et de les voir s’épanouir et vivre pleinement leurs émotions parce qu’on a pris le temps de se mettre à leur portée et de les suivre dans leur jeu.

     

     

    Oui mais je n’ai pas l’énergie pour jouer…

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    J’entends souvent cette phrase de la part de parents et je comprends que l’on ne soit pas toujours disposé à s’asseoir par terre pour jouer lorsqu’on rentre à la maison après une longue journée de travail. Pourtant, c’est souvent lorsque nous rentrons à la maison le soir que nous passons du temps à répéter nos consignes encore et encore jusqu’à hausser le ton pour que nos enfants se mettent finalement à faire leurs devoirs, ou acceptent de se diriger vers la salle de bain pour prendre un bain… Ne serait-il pas plus judicieux de commencer par un petit moment de connexion par le jeu avec nos enfants pour éviter ces longues minutes épuisantes ?

     

     

    Oui mais je ne sais pas à quel jeu jouer…

    C’est une excellente nouvelle ! Parce que quand on se sait pas à quel jeu jouer, le mieux que nous puissions faire c’est de demander à nos enfants à quel jeu ils souhaitent jouer avec nous. Ce faisant, on fait d’une pierre trois coups (c’est une nouvelle expression…) : Non seulement, on n’a pas à se creuser la tête pour chercher une idée de jeu originale, mais on donne l’occasion à nos enfants de prendre le pouvoir dans le jeu. Et quand on offre à nos enfants le pouvoir dans le jeu, on les aide à se libérer, à se libérer le certaines émotions comme la peur grâce au rire ou au rôle qu’ils adoptent dans le jeu. Et quand nos enfants sont libérés du poids de leurs émotions qu’ils ont pu exprimer sainement à nos côté, quand on a partagé ce moment complice et d’affection, ils redeviennent les petits amours coopératifs et pleins de joie que l’on aime tant…

    illustrations : Leandro Lamas

    12 Jan
    12 Jan
  • Noël arrive, voilà l’occasion de partager des livres, des textes,…

    23 Déc
    23 Déc
  • Dessiner sa vie, voilà une initiative qui peut apporter une contribution merveilleuse dans de nombreux domaines : s’exprimer bien sûr, mais aussi dire explicitement, partager, faciliter la séparation, faire la transition, s’organiser, anticiper, structurer, sécuriser, créer des règles et s’y tenir,…. Adèle partage ici la belle expérience qu’elle mène depuis plus d’un an avec ses enfants.

    Inviter un enfant à partager sa vie est l’occasion de grandes réorganisations matérielles, relationnelles et professionnelles. On parle souvent de tout ce que notre progéniture nous empêche de faire comme avant. Mais il arrive aussi que nos enfants réamorcent des choses que l’on avait mises de côté. Pour moi, ce fut le dessin.

    Le dessin est un fardeau

    Le dessin, je l’ai appris en école d’art, après le bac. Des heures à réinterpréter à la main graphie, nature morte, perspective,… Je faisais par devoir mon lot de croquis hebdomadaire obligatoire. Techniquement, ma production était bonne. Mais mon cœur était sans appétit, sans entrain. Je n’arrivais pas à trouver le chemin de la joie, celui qui fait entrer une pratique dans le quotidien.

    Le dessin est un cadeau

    C’est l‘arrivée de mes enfants qui a réintroduit le dessin à la maison. Et avec beaucoup, beaucoup de joie. C’est en les voyant, en voulant nourrir leurs jeux que j’ai enfin ressenti, au plus profond de moi, que le dessin était un mode d’expression, loin de l’auto-censure et du jugement qui condamne. Le dessin est un pont lancé entre eux et moi, une co-création magnifique qui se construit à partir de rien, la fameuse page blanche. Celle d’où l’on peut tout inventer.

    Le dessin est un objet transitionnel

    Coloriage Mind Mapping dessiner sa vie Adèle Parents à ParentsC’est mon deuxième fils qui m’a montré que le dessin pouvait être bien plus qu’un simple jeu. A sa rentrée de maternelle, les séparations étaient douloureuses chaque matin.

    Nous arrivions le tôt possible pour passer le maximum de temps dans sa classe avant l’heure de départ des parents*. Nous nous installions à une petite table et il nous demandait, à son père ou moi, de lui redessiner les pages de ses livres préférés (voir dessin ci-contre).

    Nous nous exécutions. Après notre départ, il passait encore une heure à les colorier, seul, concentré. Le dessin était un instant de pur intensité de présence l’un à l’autre, un véritable don du cœur entre nous. Au fil des semaines, il n’eut plus besoin de colorier le dessin réalisé ensemble avant notre départ. Il nous demandait de rapporter le dessin à la maison. Puis, un jour, il ne nous a plus demandé de dessiner du tout. Il avait, à trois ans, créé son rituel de séparation et de sécurisation.

    Le dessin est structurant

    Calendrier Mind Mapping dessiner sa vie Adèle Parents à ParentsC’est pendant l’année d’instruction en famille avec mon aîné que le dessin prit une place dans notre vie quotidienne. Pas d’école, pas de programme, pas de contraintes. J’ai eu un peu peur que mon garçon, en pleine construction de ses repères spatio-temporels, soit bousculé par ce manque de cadre.

    Je lui ai alors proposé un calendrier (voir dessin ci-contre).

    Une feuille A3, des cases et une petite fenêtre aimantée avec son visage qu’il bouge chaque matin. Mon travail était de faire le bilan en dessin et en écriture de la journée passée et de projeter des activités qu’il voulait programmer. Il visualisait ainsi le temps écoulé et celui qui le séparait d’un prochain rendez-vous important pour lui.

    Ce rituel dura dix mois, soit 302 jours. Une routine qui l’aida énormément à apaiser ses insécurités, à travailler sa mémoire, et à trouver sa place, tout simplement.

     

    Le dessin est image et son

    Arbre à son Mind Mapping dessiner sa vie Adèle Parents à ParentsVint le moment de l’apprentissage de l’écriture et de la lecture pour mon aîné qui avait six ans. Comme il n’était pas scolarisé cette année là, c’était moi la « maîtresse ». Mon petit garçon n’était pas du tout, mais pas du tout intéressé par la question.

    Quand je lui demandais : « qu’entends-tu comme son dans le mot maison ? », il n’entendait rien. Gloups ! Comment faire ?

    Je me suis dit que si ses oreilles étaient bouchées, il fallait passer par un autre sens.

    Les yeux peut-être ? Je me suis alors lancée dans une technique découverte peu auparavant, le Mind Mapping® . Une sorte de cartographie ludique et organisationnelle. Nous nous sommes ainsi adonnés aux « arbres à sons » (voir dessin ci-contre).

    Nous partions d’une page blanche. Nous choisissions un son et nous recherchions quel mot le contenait. Il y a le son « on » dans « maison ». Oui mais qui y a-t-il dans une maison en « on » ? Et nous ramifions les branches charpentières. Une chasse aux sons qui cachait une analyse structurelle de la pensée. Un jeu qu’il adorait. Et plus il rigolait, plus il voulait travailler. Alors le soir, c’est moi qui faisait des devoirs en m’entraînant à recopier des dessins humoristiques de livres pour enfant.

    Le dessin est garde-fou

    Page du jour Mind Mapping enfant s'organiser Parents à Parents AdèleLes vacances avec les enfants c’est super, mais parfois très intense.

    Alors après trop de jours de cris et de disputes entre frères, j’ai instauré « la page du jour » (voir dessin ci-contre) : un petit carnet dans lequel je trace des cœurs pour tous les bons moments et des messieurs pas contents pour les périodes plus difficiles.

    L’enfant à la mémoire de l’instant et le parent à la mémoire d’éléphant trouvent ainsi un terrain pour harmoniser leurs perceptions de la journée.

    Ce petit jeu m’aide à garder du recul et à prendre les problèmes les uns après les autres. Attention bien sûr à ne pas tomber dans la menace, la sanction ou le chantage : « je vais te mettre un monsieur pas content si… ! » Ce n’est pas du tout mon but : cet outil aide à visualiser et donc à relativiser.

     

     

    Une autre aide, inveNe pas crier pas de bagare Mind mappin enfant Parents à Parents Adèlentée aux dernières vacances : élaborer des règles de vie ensemble, les dessiner et les afficher. C’est mon mari cette fois qui était à bout et qui en a eu l’idée.

    Cela a tellement plu aux enfants qu’ils les ont redessinés (voir dessin ci-contre).

    Il n’y avait plus besoin, après, de hurler « arrête de crier !! », réflexe parental rarement intelligent mais tellement fréquent. Il suffisait de dire : « Qu’est ce qui est affiché dans la cuisine ? » pour que tout le monde s’apaise !

     

     

     

    Le dessin est sécurisant

    Mon aîné est touCalendrier Mind Mapping dessiner sa vie Adèle Parents à Parents Peursjours très inquiet de tout. Une séparation pour dormir une nuit chez sa mamie est déjà une épreuve, alors partir seul en classe de mer, c’était presque inenvisageable. Presque… C’était sans compter sur le dessin.

    Nous avons donc ressorti nos crayons et travaillé ensemble sur ses peurs. En faisant notre alchimie des outils de la communication relationnelle que je connaissais : écoute active, reformulation, Communication NonViolente, et humour des dessins, nous avons tracé un nouveau Mind Mapping® (voir dessin ci-contre).

    Ici, il s’agissait d‘identifier les peurs, de mettre des images dessus, de voir quelles envies masquaient ces peurs et quels leviers pourrions-nous mettre en place pour les transformer.

    A six ans, mon fils a fait tout ce travail seul. Moi je n’avais qu’à dessiner et aussi à colorier, bien dans les traits. Cette page, plastifiée, a pris place dans sa valise et a accompagné son voyage. Il a ainsi réussi, à chaque moment de tristesse, en regardant son dessin, à se réapproprier son séjour en classe de mer et à en profiter.
    Voilà quelques pistes à explorer pour les parents « chercheurs » que nous sommes. Je pense qu’elle sont innombrables et tellement amusantes. Alors, pour notre bien et celui de nos enfants, amusons-nous !

    *Mes enfants sont à l’école Decroly de Saint Mandé, où les parents peuvent rester dans l’école de l’heure de l’ouverture, 8h20, jusqu’à 9h15-9h30 environ.

    Illustrations :  Adèle Damoiseau.

    02 Déc
    02 Déc
  • Je suis devenue mère pour la première fois une nuit d’été et suis redevenue mère 3 ans plus tard un matin d’hiver. Ces années ont été ponctuées par des périodes d’allaitement, des nuits blanches et l’apprentissage laborieux mais joyeux d’une nouvelle parentalité que nous avions à inventer. Trois années d’émerveillement aussi intenses qu’épuisantes. Mon corps s’était alourdi, mon périmètre de promenade rétréci et mes perspectives d’ailleurs évanouies.

    Démarrages difficiles en auto

    Puis vint pour moi le moment de la reprise du travail. Mon petit était à la crèche, mon grand à la maternelle à six kilomètres de là. Le planning du matin étaient serré, il était difficile d’être à trois endroits différents presque en même temps tout en prenant soin des phases de séparation. Je me déplaçais en voiture, accumulant à ces difficultés celles de la circulation routière et des montées et descentes du véhicule.

    Chaque matin, j’étais tendue, je pressais tout le monde et j’étais désolée de si mal accompagner mes enfants dans leur vécu.

    Je pris un jour la décision d’acheter un vélo électrique. Le relief autour de chez nous ajouté à ma fatigue chronique me faisaient pencher pour cette assistance secourable. Un siège enfant fut installé devant pour le petit, un autre derrière pour le grand.

    « Au premier coup de pédale avec mes deux enfants à mes côtés, je compris que j’avais eu là une idée salvatrice »

    La liberté par le vélo

    Au premier coup de pédale avec mes deux enfants à mes côtés, je compris que j’avais eu là une idée salvatrice.

    Ce mode de déplacement me reconnectait comme par magie avec deux choses essentielles.

    • La première était cette liberté de mouvement qui avait suffi à déclencher un élan de liberté de ma tête et de mon corps.

    Toutes les cellules de mon corps happaient goulûment tout ce que le « dehors » pouvait apporter de vivant, de vibrant.

    • La deuxième chose essentielle était de me re-connnecter à tous ces petits riens d’invisible dans la relation à mes enfants.

    J’avais quitté mes rêves de fusion avec eux pour comprendre que nous étions désormais trois corps mais aussi trois cœurs qui pouvaient battre à l’unisson 2x 30 minutes par jour.

    « Ça peut sembler paradoxal : nous devons tirer les enfants plus tôt du lit, les exposer au froid et à la pluie, mais leurs pleurs de séparation ont disparu et les tensions se sont évanouies ».

    Depuis ce jouliberté d'être mère en movement, pourquoi choisir le vélo en famille pour vos déplacements Parents à Parents Adèle Damoiseaur, nous sommes à vélo. Ça peut sembler paradoxal : nous devons tirer les enfants plus tôt du lit, les exposer au froid et à la pluie, mais leurs pleurs de séparation ont disparu et les tensions se sont évanouies. La menace ultime s’ils ne sont pas prêts le matin est devenue : « Nous allons devoir prendre la voiture !! ». Et là, branle-bas de combat, ils s’habillent seuls, avalent leur petit-déjeuner et se brossent les dents rapidement !

    Dans notre rituel cycliste, chacun a son rôle, sa responsabilité pour lui-même et pour le groupe : penser à tout ce qu’il faut pour ne pas avoir froid, lever son bras pour faire le clignotant, garder une attitude calme pour garantir l’équilibre général, avertir avec la sonnette, encourager maman en montée quand la batterie a lâché.

    Cette qualité d’échange, cette communion familiale est toujours récompensée par de petits cadeaux qui tissent la magie du quotidien : la course d’un écureuil, la brume sur un lac endormi, une abeille qui butine au feu rouge, l’envol d’un héron ou le passage, comme dans un rêve, d’un bateau d’aviron.

     

    FICHE PRATIQUE

    Vélo à assistance électrique (VAE)
    Dégager et prioriser vos besoins en terme d’utilisation : quel poids total sur le vélo, quel relief autour de chez vous, pliant ou non, batterie placée sur le porte-bagage, le cadre ou ailleurs pour éventuellement accrocher une remorque plus tard… Cela vous aidera dans le choix du vélo.
    Préférez un achat chez un revendeur indépendant proche de votre domicile. Vous pourrez ainsi bénéficier de vrais conseils et essayer votre vélo dans la rue, le temps nécessaire pour savoir s’il est véritablement adapté à vos besoins. Vous pourrez aussi le faire réviser sans soucis car les réparateurs de vélos du coin ne prennent parfois plus les VAE en réparation.

    Subventions
    Profitez de l’aide financière alloué par certaines villes de France

    Siège enfant
    liberté d'être mère en movement, pourquoi choisir le vélo en famille pour vos déplacements Parents à Parents Adèle Damoiseau siège vélo bébé avantTrès convaincue du siège bébé avant pour le transport dès tout petit jusqu’à l’âge de 3 ans (il arrive encore à mon grand de 6 ans d’aller dessus). La relation est merveilleuse. L’enfant est beaucoup plus acteur de son aventure et subit moins les chocs dans le dos.
    Beaucoup de références pour les offres de sièges bébé arrière. A vous de définir vos critères (poids, sécurité, facilité d’installation).

    Par exemple : amsterdamer, weeride,….

    Accessoires
    Casque, cape de pluie, sacoches, lumières… Voir par exemple le site cyclo

     

     

     

     

    Adèle nous a déjà fait le plaisir et la joie d’un bel article consacré à l’espace du Sommeil, à retrouver ici.

    Photos : Adèle Damoiseau

    29 Oct
    29 Oct
  • Les vacances et la période d’été sont souvent l’occasion de sortir de chez soi, de partir ailleurs, d’aller rencontrer d’autres paysages, de vivre autrement, de faire d’autres choses. Et l’idéal, c’est que cet ailleurs soit à la fois lieu de découverte et de ressourcement ; c’est que tout le monde y trouve son compte et s’y sente bien. Partout sur la terre, on peut rencontrer des gens merveilleux à l’accueil chaleureux et au cœur grand ouvert. Mais certains pays sont, a priori, vraiment plus faciles à vivre quand on a des enfants. C’est, entre autres, du fait de cette intime conviction que nous sommes partis en Norvège cet été. J’y avais vécu il y a vingt ans, Sigrid avait plusieurs fois évoqué le mode de vie là bas. Et nous n’avons pas été déçus.

    Partout, des aires de jeux et des accueils pour les familles

    Prendre l'avion avec des enfants où passer de bonnes vacances en famille en Norvège Parents à ParentsPrenez l’avion en France : pas d’accès ni de file d’attente pour les familles, les enfants n’ont qu’à bien se tenir, coincés qu’ils sont entre un paquet d’adultes dont ils ont les fesses à hauteur du visage.

    Dans d’autres pays, comme en Algérie par exemple*, il y a des accès rapides pour les familles lors du passage aux douanes et on nous a souvent proposé d’utiliser les files réservées aux classes affaires lors des enregistrements.

    En Norvège également, mais c’est encore mieux : un accès spécifique, avec vérification des bagages et passage aux douanes, est réservé aux familles. Et ce n’est pas tout : dans les salles d’embarquement, il y avait des aires de jeux en forme d’avion ! Vous comprenez que depuis notre retour, nos enfants demandent « quand on reprend l’avion pour la Norvège »
    Prendre l'avion le train avec des enfants où passer de bonnes vacances en famille en Norvège Parents à ParentsD’autant que des aires de jeux, il y en a partout : dans les jardins publics bien sûr, mais aussi dans les gares, dans les bateaux, et dans les trains : lors de chacun de nos déplacements, nous avons bénéficié d’un wagon spécial famille, avec des rangées très larges et des aires de jeux de la taille de notre salon, avec échelles d’escalade, tunnel, coussins, livres, jeux,… C’est ainsi que nous avons pu passer presque sept heures puis cinq heures d’affilée dans le train sans que nos enfants ne s’ennuient ni se chamaillent. Cerise sur le gâteau, par la fenêtre, les paysages étaient magnifiques et variés.

     

    Un bel accès à la nature et à ses habitants

    La Norvège, nous y allons bien plus pour les paysages que pour les villes. Ça tombe bien, c’est ce qui touche et convient le plus les enfants. Nous avons passé quelques jours merveilleux dans un chalet sans eau courante, au bord d’une rivière, tout près d’un lac magnifique, au bord de montagnes partiellement enneigées qui ont suscité de multiples envies de balades. L’une d’entre elles nous a conduits jusqu’à une jolie ferme pédagogique. Bien nous en a pris ! Comme partout dans le monde ou presque, les animaux étaient dans des enclos. Mais les clôtures étaient basses et surmontées d’échelles faites pour que les enfants puissent rejoindre les animaux. Les nôtres ont beaucoup aimé cette expérience. Pour un norvégien, c’était naturel : comment une ferme pouvait-elle être pédagogique si enfants et animaux n’avaient pas de réelles interactions ? Rentrer dans les enclos, c’est pourtant rarement possible dans les fermes pédagogiques en France, il me semble.

    Une bienveillance inscrite dans l’ADN du pays

    voyager avec ses enfants en Norvège Parents à ParentsAvec la Suède, la Norvège fait partie des premiers pays à avoir voté la loi contre les châtiments sur les enfants. En partant là bas, nous imaginions donc vivre moins de scènes de violence qu’en France. Ce fut le cas : notre expérience n’est pas statistiquement représentative mais nous n’avons pas assisté à une seule scène de cris, d’humiliation, de violence, ni de punition.

    Beaucoup de gens se gaussent en France, arguant que sans fessées, sans punition et sans humiliations, les enfants font n’importe quoi et prennent le pouvoir. Voyant toute relation humaine comme le jeu et le résultat d’un rapport de force, ils n’imaginent pas de communication sans gagnant et sans perdant. L’expérience scandinave et les études réalisées sur le sujet montrent pourtant le contraire : éduqués sans violence, les enfants n’ont pas besoin de mentir (ils n’ont pas à craindre coups et représailles), ils n’ont pas besoin de se rebeller ni d’exercer de violence (puisqu’ils n’en subissent pas) et ils peuvent développer leur altruisme et leur bienveillance innées (car contrairement aux préjugés qui ont la vie dure en France, de nombreuses études montrent que la nature humaine est bonne… tant qu’elle n’a pas été contrariée). Comme ils sont respectés pour ce qu’ils sont et pris en considération, ils ont moins besoin de crier, de vivre des crises de colère de compensation,… Et comme les parents sont accueillis avec sourire et bienveillance quand ils arrivent quelque part avec un enfant (c’est plutôt le contraire qui se produit), ils sont plus détendus et leurs enfants le sont aussi, automatiquement.

    Ce qui peut paraître secondaire ne l’est pas : nous nous sommes vraiment sentis en paix là bas. Car porter en nous l’évidence qu’être non-violent avec nos enfants est aussi naturel que l’être avec notre conjoint, notre famille et nos voisins, ce n’est pas toujours simple quand notre environnement va dans le sens contraire. Et il est bien plus facile d’adopter une attitude non-violente quand l’environnement est adapté aux enfants et à leurs besoins spécifiques et que les adultes autour de nous partagent notre intime conviction !

    Du coup, nous rêvons d’y repartir un jour. De votre côté, où vous êtes-vous sentis bien avec vos enfants ?

     

    *N’hésitez pas à citer ceux que vous connaissez en commentaire

    n.b. : Cet article n’évoque pas les aspects financiers d’un tel voyage. Pour ne pas évincer totalement le sujet, je tiens à souligner que la vie en Norvège, de prime abord, est chère, très chère pour un français aux revenus modestes.

    • L‘alimentation coûte cher, on ne trouve pas aussi facilement qu’en France des légumes et des fruits sains, locaux et bon marché. Le poisson est délicieux et pas dispendieux.
    • Bien que le pays soit un gros producteur de pétrole, l‘essence et le gasoil sont très taxés, ils ne sont pas meilleur marché qu’en France.
    • En revanche, dans les villes que nous avons traversées les transports en commun étaient gratuits pour les enfants accompagnés par un adulte, de même que les trains que nous avons pris. Le prix des billets de train nous a semblé bien moins élevé qu’au Royaume Uni par exemple, ou en France avec le TGV. Avec trois enfants, de tels trajets en train auraient coûté bien plus cher en France, et nous n’aurions pas eu le confort d’un super wagon familial à la fois calme et joyeux.
    • Les musées proposent des tarifs familiaux, le billet famille est moins cher qu’une entrée pour deux adultes. C’est donc intéressant !
    • En outre, si les hôtels sont chers, on trouve des chalets, des « rorbus » et des auberges de jeunesse très propres, agréables et bon marché.

    gaëlle Brunetaud-Zaïd

    Pour aller plus loin
    Hors Cadre Parents à Parents Hommes et BienveillanceRegards croisés sur le sommeil : en finir avec ses soucis de sommeil, sommeil bébés, ados, adultes, insomnies, peur du soir, réveils nocturnes, cauchemars pour Parents à Parents

    06 Août
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  • Sans jardin, à partir d’un simple balcon, ça doit être…

    31 Mai
    31 Mai
  • Amelie et le poisson talents hauts helga bansch parents à parentsIl y a des amours qui construisent et des amours qui détruisent.

    Il y a des liens qui étouffent, d’autres qui rendent libres.

    On n’enferme pas l’amour et l’amitié dans un bocal, sinon ils dépérissent et les êtres avec.

    C’est tout cela et bien d’autres choses, comme le chemin de l’inconnu au familier, que dit « Amélie et le Poisson », ce livre à la fois simple et profond, qui touche les enfants comme les parents.

     

    J’ai eu un vrai coup de cœur pour « Amélie et le Poisson », ce livre que j’ai eu envie de lire, d’offrir et de mettre dans les mains de tout le monde.
    Quel enfant (en particulier celui que nous avons été) n’a pas eu l’impression d’être aimé seulement sous condition – de bien se tenir, de ne pas parler fort, de finir son assiette, d’avoir de bonnes notes à l’école, d’avoir des amis respectables, de réussir là où ses parents avaient échoué ou, au contraire, de ne pas les dépasser ?
    Quel enfant, quel adulte n’a pas eu envie de garder son amour, ses enfants et ses amis pour lui, abusant de son pouvoir sur eux, pour tenter de les empêcher d’aller vers d’autres amitiés ou de suivre un élan qu’il ne comprenait pas ?

    Lorsque le poisson arrive, elle l’attrape et le met dans le bocal.
    « Tu vas être très bien », lui chuchote-t-elle, enthousiaste.

    Il y a deux ans, c’était difficile pour chacune de mes filles d’inviter une amie à la maison et de la voir jouer avec sa sœur. C’était son amie à elle, elle n’avait pas envie de la partager. Je me suis demandée comment les aider à grandir avec cette sensation désagréable, qu’une amitié ne leur appartenait pas toute entière, qu’elle suivait un chemin propre qui dépendait de chacun et leur échapperait toujours. Finalement elles ont compris toutes seules, à l’aune de leur expérience, et son contentes, désormais, de jouer toutes ensemble. Elles ont fait leur l’adage « plus on est de fous, plus on rit‘.

    Elle s’assoit devant le bocal un long moment et regarde le poisson qui nage en rond tristement. La boule dans son estomac grandit.

    Mais ce n’est pas tout.

    Amelie et le poisson, helga bansch, talents hauts, parents à parentsQuel adulte est capable, avec un cœur d’enfant, d’accepter les us et coutumes des autres, sans les mépriser parce qu’elles ne sont pas les siennes, en les respectant simplement, nourri de l’intime conviction qu’il y a toujours une part qui nous échappe en l’autre, quel qu’il soit, une part que nous ne pouvons pas comprendre avec la tête mais que nous ne pouvons qu’accueillir avec le cœur ?

    Quel enfant n’a pas réalisé, après avoir enfermé des papillons ou des escargots dans une boite, un oiseau ou un chat dans une cage, que ces êtres étaient vivants comme lui et qu’ils avaient droit, comme lui, à la liberté – ce chemin ayant permis de nourrir d’autres relations, autrement plus nourrissantes et constructives ? Quel adulte n’a pas encore besoin de réaliser que les animaux ne sont pas à notre unique service, mais qu’ils ont une vie propre, qui est à respecter ?

    C’est une école de bienveillance, que de comprendre que nous sommes tous à la fois semblables et différents et que quelque chose de la réalité et de la profondeur des êtres glissera toujours entre nos doigts comme un poisson.

    Même nos enfants ont une vie propre qui nous dépasse complètement et dont nous savons à la fois tout et rien.

    J’ai eu les larmes aux yeux quand j’ai eu fini de lire « Amélie et le poisson ». C’est le cas toujours quand je lis quelque chose qui me touche au cœur, qui ne reste pas en surface mais va, avec quelques mots simples et justes, au plus profond. Mes enfants aussi l’ont beaucoup aimé. Nous l’avons lu plusieurs fois et il fait partie, désormais, de nos livres de chevet, comme les Fanettes et Filipin toujours si beaux, comme les Balthazar (librement inspirés de la collection Montessori) aussi. Il faut dire que dans « Amélie et le poisson« , les images toutes douces, à l’acrylique et au crayon, font merveille sur ce texte pur et profond.

    gaëlle Brunetaud-Zaïd

    Amelie et le poisson, helga bansch, talents hauts, parents à parentsAmélie et le poisson, Helga Bansch, 25*21cm, 32 pages, 12.5 €, éditions Talents Hauts. Un livre recommandé aux enfants à partir de cinq ans.

    L’histoire : Amélie au un peu peur de s’aventurer seule dans la mer. Elle se lie d’amitié avec un poisson et, petit à petit, oublie son appréhension. Afin de garder son ami rien que pour elle, elle l’enferme dans un bocal. Mais le poisson dépérit. Finalement elle rejette le poisson à la mer. Puis, pendant des heures, Amélie attend que le poisson revienne.

    Ce livre a reçu le soutien d’Amnesty International. La presse germanophone a été emballée « Ce livre fait grandir », « une parabole apaisante et intelligente sur la propriété et la liberté », « un plaidoyer sur la liberté »..

    Helga Bansch, l’auteur, est autrichienne. Enseignante, elle est devenue auteur et illustratrice pour la jeunesse. Elle travaille l’acrylique sur carton et sur toile et le collage. Une vingtaine de ses albums ont été traduits en France.

    Illustrations : Helga Bansch dans le livre « Amélie et le poisson »

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    20 Mai
    20 Mai
  • La méthode Tonalis enseigne que, si elle est appropriée, la musique cultive l’état d’âme naturel de l’enfant en s’ancrant dans toutes les dimensions de son être. En sachant où en est l’enfant dans son développement et de quoi il a besoin, on va donc lui proposer des tonalités, des instruments, des rythmes qui vont accompagner son développement harmonieux. Pour vous en convaincre, vous pouvez tester l’effet de différents types de musique sur l’attitude et le bien-être de vos enfants (et de vous aussi) : c’est bluffant ! La méthode Tonalis remet en cause nombre de nos idées préconçues sur la musique, c’est aussi pour cela qu’elle m’a tant intriguée et intéressée.

    Entretien Rachel Stehli, formatrice à la méthode Tonalis et professeur de musique. Rachel Stehli, formatrice à la méthode Tonalis et professeur de musique et avec Mariane Farooq, art thérapeute par la voix formée à la méthode Tonalis.

    Le musicien anglais  Michael Deason-Barrow, ancien professeur de musique dans les écoles Steiner-Waldorf, a développé la méthode Tonalis à partir de recherches de pédagogues et psychologues, en particulier celles de Rudolf Steiner sur la musique et sur le développement de l’enfant. Selon lui, Tonalis permet de découvrir que « dans la musique il y a davantage que ce que l’oreille perçoit ».

    Dans l’approche Tonalis, l‘apprentissage de la musique se fait en musique et tout s’enseigne « en le faisant », en passant par le corps.

    méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents Rachel Stehli« L’enseignement reprend chronologiquement l’histoire de la musique, en commençant par les modes pentatoniques, utilisés dans le monde entier, puis les modes médiévaux qui sont parfaitement en phase avec l’état d’être d’un enfant d’environ neuf ans. Dans notre histoire, l’être humain a vécu dans l’esprit de ces modes pendant 800 ans.

    Le Baroque est proposé bien plus tard. A la renaissance sont nées les modes majeur et mineur, des tonalités qui poussent à aller au bout d’une gamme, d’une idée, d’un sentiment triste ou joyeux. C’est ce dont un enfant de douze ans a besoin.

    Ces périodes musicales suivent donc parfaitement les besoins et le stade de développement de l’enfant. En outre, il vit ainsi en accéléré l’histoire de la musique qu’il ancre dans son être, un peu comme l’embryon revit les grandes étapes de l’évolution des espèces avant de devenir fœtus » explique Rachel Stehli.

    Comme on reste longtemps en mode pentatonique, les instruments harmoniques sont beaucoup utilisés. Les enfants de six ou sept ans aiment particulièrement les lyres, les cordes, les tubes harmoniques, ils en ont vraiment besoin pour développer leur oreille et se camper dans leur corps. Ils peuvent tout jouer en créant des harmoniques et on constate qu’ils développent une écoute remarquable. Ils sont si concentrés et attentifs qu’on peut alors parler au groupe simplement en chuchotant !

    Dans la même logique, Rachel Stehli suit d’abord le rythme de la respiration de l’enfant, à l’instar de ce que font les chants grégoriens, avant de faire entrer l’enfant dans le rythme d’une pulsation régulière (extérieure), vers neuf ou dix ans. Introduire trop tôt cette rythmique couperait l’enfant dans son élan et dans son développement, un peu comme si on forçait un enfant à marcher avant qu’il ne soit prêt.

    Le rythme est marché, vécu. Il n’est pas écrit avec les notes classiques (comme la noire, la croche qui n’illustrent pas naturellement la durée). A partir de neuf ans les enfants marquent les rythmes d’abord avec les tirés qu’ils tracent en sentant la longueur des notes. On ne parle pas de solfège ni de partitions avant neuf ans. Là encore, l’écriture de la musique suit l’histoire : d’abord les neumes puis les tirés, puis enfin le système de notation qu’on utilise de nos jours.

    Quels conseils donner aux familles pour aborder la musique avec leurs enfants ?

    « Faire découvméthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents Rachel Stehlirir la musique par l’oreille, donc par le cœur, pas par la vue ! » précise Rachel Stehli.

    Si l’on commence trop tôt le solfège, c’est l’intellect qui sera stimulé au détriment de la créativité. Pour les mêmes raisons, Rachel Stehli conseille de ne pas commencer l’apprentissage d’un instrument « technique » comme le violon ou la flûte traversière avant neuf ans. Avant, on peut proposer des instruments dont on peut jouer facilement et qui forment un joli son, des instruments de qualité qui offriront une nourriture riche aux enfants comme les instruments médiévaux ou africains : le tambour pentatonique en bois, la lyre, le balafon (xylophone africain).

    Les enfants que Rachel suit à l’école depuis sept ans, qui en ont maintenant quatorze, n’ont jamais perdu le goût et la joie de faire de la musique. Ils ont tous envie de continuer et sont heureux des belles œuvres qu’ils ont créées pendant le cours.

    Rachel est persuadée que ce goût et cette joie sont liées au fait qu’ils ont reçu à chaque stade de leur développement ce dont ils avaient besoin, et que cette « nourriture » musicale les à touchés jusqu’au fond de l’âme.

    En thérapie, les sons appropriés peuvent être très relaxants pour les enfants. Dans sa pratique, Mariane Farooq voit des enfants de six ans très actifs rester allongés quarante cinq minutes quand elle leur propose des sons préconisés par Tonalis. Dans les jours qui suivent, les parents les sentent apaisés, plus concentrés.

    méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents xylophone pentatoniqueméthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents xylophone pentatoniqueméthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents tamourin pentatonique méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents harpe enfant pentatonique

     

     

     

    gaëlle Brunetaud-Zaïd

     

    Illustrations : Rachel Stehli et Instruments de musique Choroi

    Cet article a été publié dans le numéro 169 de l’Enfant et la Vie. Il faisait suite au cahier « Ma vie de famille en musique ».

    méthode Tonalis apprendre la musique Steiner Walfdorf pour Parents à Parents flute pentatoniquePour en savoir plus sur Tonalis

    Rachel Stehli travaille dans la région d’Avignon. Elle pourra donner les coordonnées des professeurs formés en France. Pour contacter Rachel Stehli : rachelstehli@gmail.com. Par ailleurs, elle propose régulièrement des formations à la méthode Tonalis. Renseignements sur le site didascali. 

    Un site parmi d’autres pour trouver des instruments harmoniques de belle qualité

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    14 Mai
    14 Mai
  • Apprendre un instrument, apprendre à jouer de la musique, la plupart des parents en ont envie pour leurs enfants. Et l’immense majorité des enfants aussi, tant qu’on ne casse pas la magie de la rencontre avec la musique par des méthodes sèches et ardues.

    Celle que nous vous présentons ici est tout le contraire de cela : joyeuse, chaleureuse, colorée, vivante, bon marché, et facile à prendre en main tant elle est bien conçue: quelques jolis livres, un petit clavier, tout peut se faire chez soi et le tour est joué. Ça vous dit ?

    Apprendre la musique

    Les expériences simples et joyeuses que mes enfants avaient eu avec la musique, j’avais envie de les poursuivre avec eux. Mais le conservatoire classique ne propose pas toujours un apprentissage de ce type là (1), je n’ai pas envie de jouer les taxis tous les mercredis et mes enfants ont encore du mal à s’astreindre à pratiquer une activité à heure fixe.

    Ma fille ayant émis l’idée de jouer avec le piano qui est là, à la maison, à sa disposition, j’ai ressorti la méthode rose de mon enfance. Mais ça ne nous tentait qu’à moitié. C’est alors que j’ai découvert Le Tout Petit Conservatoire de Paris et la méthode musicale mise en place par Philippe Kaczmarek.
    Riche idée qui mélange écriture, dessin, coloriage, danse, chant, questions réponses avec les enfants, connu et inconnu, découvertes et retrouvailles avec des airs d’enfance.

    Une méthode d’apprentissage du solfège et du piano aussi colorée que vivante, imprégnée de l’esprit Montessori

    Philippe Kaczmarek a enseigné l’éveil musical dans l’école Montessori de Paris 19è ; cette expérience, parmi d’autres pleines de richesse, a contribué à la fraîcheur et au caractère très concret et vivant de cette belle méthode.

    • Avec cette méthode, l’enfant a SON livre. Ça n’est pas un ouvrage froid qu’il ne faut pas abîmer, c’est un livre plein de couleurs qu’il s’approprie et qui lui devient tout personnel.
    • La méthode permet de travailler mélodie et rythme en même temps, aussi naturellement que la musique est faite de tout cela : espace, mesure, tempo, synchronisation. On rentre dans le solfège comme dans tout autre langage, comme on a appris à parler : par l’expérience, par l’échange et par l’expression.

    methode musicale le tout petit conservatoire pour Parents à Parents methode musicale le tout petit conservatoire pour Parents à ParentsMethodeMusicaleToutPetitConservatoire3

     

     

     

     

     

     

     

    Comment procéder ?

    methode musicale le tout petit conservatoire pour Parents à Parents

    • Les séquences sont courtes, pas le temps de s’ennuyer. Certains jours, mes enfants ont font même plusieurs !
    • Je ne mets jamais la sourdine : je me souviens des conseils de mon professeur de violoncelle qui disait qu’il fallait y aller, quitte à jouer faux, oser, prendre le risques.
    • Pour le reste, cette méthode est tellement bien faite que je pense qu’elle peut être suivie par un parent qui n’a jamais fait de musique. Mais il est aussi tout à fait possible de faire appel à un enseignant qui la suivra avec l’enfant – certains le font.

     

    A quel âge ?

    • Avec cette collection, on peut débuter très tôt un instrument, à partir de quatre ans.
    • Philippe Kaczmarek propose, en sus de la méthode d’apprentissage de la musique, une méthode d’apprentissage du piano accessible à partir de cinq ans (mais je vous avoue que mon fils qui a trois ans suit avec ses soeurs).
    • Si on n’a pas un piano chez soi, Philippe Kaczmarek propose de bons petits pianos électriques à 75€.

    Le piano, c’est facile, la note est toute faite et toujours juste, il suffit d’appuyer sur une touche pour créer le son : le lien entre l’enfant et la note est immédiat !

    Les propositions du Tout Petit Conservatoire

    Philippe Kaczmarek propose des cours d’éveil musical pour les enfants de 2 à 7 ans. Il s’agit en fait d’un éveil musical, psychomoteur, qui stimule également réflexion, déduction, sensations… Les acquisitions psychomotrices accompagnent avec bonheur l’apprentissage de la musique qui se déroule dans une ambiance ludique

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    La boutique du Tout Petit Conservatoire propose aussi les fameuses clochettes musicales Montessori ainsi que des accessoires et instruments qui sont testés, utilisés, manipulés pendant les cours au Tout Petit Conservatoire par des enfants de 2 à 7 ans depuis plusieurs années.
    Ces instruments robustes permettent aussi aux enfants de réfléchir à leur manipulation, leur montage, leur démontage,….

    Illustration : Leandro Lamas

    Photos : Philippe Kaczmarek Le Tout Petit Conservatoire de Paris

    (1) à ce titre, voir l’article et le livre de Muriel Radault L’enseignement de la musique et du solfège, un naufrage français

    06 Mai
    06 Mai
  • Pourquoi jouer un instrument plutôt que d’écouter de la musique ? Qu’avons-nous à gagner à nous lancer dans l’apprentissage d’un instrument ? Quelques éléments de réflexion… à poursuivre ensemble  !

    A cinq ans, ma fille aînée voulait faire de la harpe celtique. Il faut dire qu’à la maison, elle entend essentiellement des musiques du monde, de la musique pentatonique, et que nous aimons tous la harpe celtique. Merveilleux instrument, mais pas fréquemment enseigné près de chez nous. Alors nous avons laissé évoluer le désir… et elle a continué à écouter de la musique, toujours très présente à la maison, comme chez vous sans doute. Quand mes enfants commencent à s’énerver et qu’il ne fait pas un temps à courir dehors, par exemple, nous choisissons un CD, nous nous mettons à danser et le climat s’harmonise en un instant.

    activités

    La rencontre de nos petits avec la musique

    J’ai joué du vijouer du piano en famille Gaëlle Zaïd pour Parents à Parentsoloncelle et du piano pendant toutes mes grossesses. J’ai, eu, pendant ces moments sacrés, un temps que je n’ai plus guère en ce moment (mais qui reviendra au moins quand mes enfants seront grands).

    J’ai également eu pour chacun une chanson qui m’est venue et qui leur était dédiée, que je leur chantonne encore à présent pour leur dire combien je les aime et comme nous sommes heureux ensemble.

    Après leur naissance, il m’est encore arrivé souvent de bercer ou d’endormir*.mes petits agrippés comme des koala sur mon dos, en jouant au piano des petites choses toutes douces, des improvisations toutes simples que je mêlais au chant de ma voix et qui nous apaisaient tous, parents et enfants.

    la musique a cette capacité à nous relier à notre joie la plus profonde, au-delà de tous les soucis

    jouer de la musique en famille Darbuka en Kabylie Gaëlle Zaïd pour Parents à ParentsQuand nous allons en Kabylie, la musique, là aussi, est accessible, simple et vivante. Elle a, en sus, cet instinct collectif qui manque souvent à nos maisonnées européennes.

    A la moindre occasion (et toujours, l’occasion est bonne), l’une de mes belles sœurs prend un bidon qui, sous ses mains agiles, se transforme en darbouka et met tout le monde en mouvement. Les autres activités s’arrêtent, et en quelques minutes, toute la famille est debout, à rire et à danser, la joie plein les visages.

    Là bas, la musique a cette capacité à nous relier à notre joie la plus profonde, au-delà de tous les soucis. La musique balaie tout. Elle est et nous sommes avec elle.

    Au cours de nos différents voyages, en particulier quand nous ne connaissions pas la langue de ceux que nous rencontrions, nous avons toujours utilisé le langage universel de la musique – comme la plupart des voyageurs. Un tambour, une flûte, un simple chant et le lien s’établit comme par magie !

    Pourquoi jouer d’un instrument ?

    La musique, c’est la mise en mouvement d’un sens qui, comme les odeurs peut-être, nous renvoie à la part la plus sensible de nous-mêmes.

     jouer d’un instrument, chanter, c’est faire émerger la musique qui est en nous

    C’est dire la place qu’elle a dans nos vies, dans notre façon de nous tenir au monde et d’y prendre notre place. Le son entendu à l’extérieur nous parle de ce qui nous anime à l’intérieur. Ce n’est pas pour rien qu’au moyen-âge, on disait que la musique était la porte de l’âme et qu’elle devait dire l’harmonie du monde. C’est pour cela, aussi, qu’il ne suffit pas d’écouter la musique composée et interprétée par d’autres.

    Car jouer d’un instrument, chanter, c’est faire émerger la musique qui est en nous.

    Qu’importe que nous le fassions moins bien que les musiciens les plus virtuoses. Qu’importe tant que nous y prenons du plaisir et que ce jeu, sérieux s’il en est, nous permet de faire un peu mieux connaissance avec nous-mêmes, avec les autres et avec le monde. Voilà pourquoi je suis de l’avis des parents qui pensent que jouer d’un instrument, c’est important. Oui, mais pas dans n’importe quelles conditions parce que j’ai à cœur qu’une vraie rencontre musicale survienne !

    Comment la musique améliore les apprentissages

    Jouer de la musique en famille Anais Schenke pour Parents à ParentsL’apprentissage de la musique et d’un instrument a aussi des vertus extrêmement concrètes.

    L’effet de l’apprentissage de la musique sur les mathématiques

    Paul Lebohec (1), qui aimait beaucoup le chant libre et l’avait développé dans ses classes, avait remarqué que la musique améliorait et ouvrait le champ à bien d’autres apprentissages, et notamment aux mathématiques. C’est logique : la musique est un langage de ce type. Et pas besoin de se noyer dans le solfège pour y parvenir ! C’est tout naturellement que la musique fait travailler l’oreille et les mathématiques. « Écoutez, regardez des partitions, faites de l’harmonie, vous comprendrez les notions d’équilibre, de symétrie, des notes qui vont bien ensemble et pourquoi, explique Philippe Kaczmarek ! Les petits exercices de reconnaissance de notes, de lecture de notes sont aussi une façon « d’agiter les neurones », d’apprendre à reconnaître de nouveaux signes, de nouvelles formes, de stimuler l’esprit, de développer rapidité, précision, réflexe tout cela dans une ambiance ludique ».

    L’effet de l’apprentissage de la musique sur les facultés cognitives

    Si l’écoute de la musique suffit déjà à développer la concentration ainsi que certaines facultés cognitives (2) (c’est ce qu’on appelle « l’effet Mozart »), il a été montré que les enfants qui jouent d’un instrument, augmentent également leur mémoire et développent une meilleure coordination motrice.

    • Des scientifiques israéliens et danois ont prouvé que la musique accélère le développement de la parole, la communication non verbale et permet un apprentissage plus rapide et plus facile non seulement de la langue maternelle, mais aussi des langues étrangères (3).
    • D’autres études montrent que l’apprentissage de la musique modifie la structure et le fonctionnement de différentes zones du cerveau. Jouer d’un instrument améliore la sensibilité auditive, les capacités motrices et l’attention des enfants. La musique constitue aussi un beau moyen de développer sa créativité (3) (4).
    • Des études montrent aussi son effet sur la plasticité cérébrale (3).

    Et il reste sans doute énormément à dire sur l’effet de la musique sur le développement des facultés émotionnelles et de l’identité !

    Illustrations : Anaïs Schenke

    Photos : Gaëlle Brunetaud Zaïd

    Gaëlle Brunetaud-Zaïd 06 86 84 96 82

    *livre numérique « Regards Croisés » sur le sommeil que vous pouvez télécharger ici
    (1) Paul Lebohec développait des situations « d’expression-création » en se saisissant de toutes les occasions pour faire percevoir et intégrer les codes des différents langages – des mathématiques à l’écrit en passant par le dessin et la musique. Pour en savoir plus sur Paul le Bohec : http://www.amisdefreinet.org/lebohec ; http://www.meirieu.com/PREFACES/lebohec.htm. Pour en savoir plus sur la Méthode Naturelle de musique : http://www.icem-freinet.fr/archives/educ/73-74/14/educ_73_74_14.pdf
    (2) L’écoute de la musique classique est bénéfique à la capacité de la concentration et développe certaines facultés cognitives. C’est ce qu’avait montré Frances Rauscher de l’Université de Wisconsin avec un article paru en 1993 dans la revu scientifique « Nature » sous le titre « Music and spatial task performance ». Découverte qui a été appelée « l’effet Mozart »

    (3) perspective on the power of music
    (4) A propos des bénéfices liés à l’apprentissage de la musique, ce document rassemble différentes études et articles.

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    06 Mai
    06 Mai
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