Jouer avec ses enfants, un mode de communication, un outil pour résoudre les problèmes

  • Je crois que j’ai baigné dans la communication par le jeu depuis mon enfance… mon père était professeur des écoles et utilisait énormément le jeu que ce soit avec mon frère et moi ou avec ses élèves pour leur faire passer ses enseignements. Tout naturellement quand ma fille est née j’ai adopté ce mode de communication sans réellement en avoir conscience. Ce n’est que quelques années plus tard, après le décès de mon père, que j’ai mis des mots sur cette façon d’être parent… J’ai alors relu les lettres qu’il avait reçu de la part de ses anciens élèves qui le remerciaient pour leur avoir donné le goût d’apprendre.
    Cet épisode a été une sorte de déclic… A mon tour, j’ai eu envie de contribuer et de prolonger un peu ce que mon père avait fait à travers son métier, sa passion. J’ai alors dévoré de nombreux livres sur la parentalité, sur le développement des enfants et sur les neurosciences… J’ai découvert que ce que je pratiquais depuis toujours était un vrai concept qu’on appelait « parentalité ludique » ou « parentage ludique ». J’ai alors pris conscience de la puissance du jeu. Aujourd’hui, je continue à communiquer de cette façon avec ma fille même si elle a déjà 9 ans et je partage les outils et astuces sur le blog Leo-Melrose.com

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    De petits amours coopératifs et pleins de joie

     

    « le jeu est le langage des enfants »

    Avez-vous remarqué à quel point nos enfants sont impliqués et concentrés quand ils jouent, que ce soit en faisant semblant ou en attribuant un rôle à leurs peluches ou à leurs figurines ? C’est tout simplement parce que le jeu est le langage des enfants, celui par lequel ils s’expriment, celui par lequel ils entrent en relation avec un autre enfant, celui grâce auquel ils assimilent de nouvelles connaissances ou de nouvelles aptitudes.

    Même si on sait tous cela, on a souvent tendance à sous-estimer le pouvoir du jeu et à le faire passer au second plan : « tu joueras après… avoir fait tes devoirs, après avoir rangé, après avoir pris ton bain, etc. ».

    Pourtant, si on intègre le jeu dans ces tâches prioritaires, la magie opère : enfants sont à l’écoute, enthousiastes et plus coopératifs.

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    De mon expérience et de celles de certains psychothérapeutes comme Lawrence Cohen, auteur du fabuleux livre « Qui veut jouer avec moi » ou encore de spécialistes en neurosciences comme Daniel Siegel, la puissance du jeu va au-delà du fait de rendre nos activités quotidiennes en famille plus fluides, ce qui, soit dit en passant nous aide déjà dans notre rôle de parent.

    Le jeu permet d’éliminer la plupart des problèmes de comportement de nos enfants depuis le refus de coopérer jusqu’au fait de taper en passant par les colères répétitives.
    Nous sommes de plus en plus de parents à l’utiliser consciemment comme alternative efficace aux rapports de force que nous pouvons observer tous les jours autour de nous : Depuis les cris des parents jusqu’aux fessées en passant par l’humiliation des enfants. Personnellement, je l’utilise tous les jours depuis la naissance de ma fille parce que cet outil rend ma vie de maman plus sereine et notre vie de famille plus amusante.

    Oui mais je n’ai pas envie de jouer…

    De la même façon que manger des légumes n’est pas toujours plaisant et que c’est pourtant l’un des meilleurs moyens que je connaisse pour être en bonne santé et prévenir de nombreuses maladies, jouer avec nos enfants est la façon la plus directe de renforcer notre lien affectif sur le long terme.

    Quand on sait que ce lien est aussi vital pour nos enfants que le fait de se nourrir, commencer à pratiquer l’activité qui prévient son érosion devrait selon moi faire partie de notre routine quotidienne, tout comme le fait de manger sainement.
    Quel plaisir d’entendre le rire de nos enfants et de les voir s’épanouir et vivre pleinement leurs émotions parce qu’on a pris le temps de se mettre à leur portée et de les suivre dans leur jeu.

     

     

    Oui mais je n’ai pas l’énergie pour jouer…

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    J’entends souvent cette phrase de la part de parents et je comprends que l’on ne soit pas toujours disposé à s’asseoir par terre pour jouer lorsqu’on rentre à la maison après une longue journée de travail. Pourtant, c’est souvent lorsque nous rentrons à la maison le soir que nous passons du temps à répéter nos consignes encore et encore jusqu’à hausser le ton pour que nos enfants se mettent finalement à faire leurs devoirs, ou acceptent de se diriger vers la salle de bain pour prendre un bain… Ne serait-il pas plus judicieux de commencer par un petit moment de connexion par le jeu avec nos enfants pour éviter ces longues minutes épuisantes ?

     

     

    Oui mais je ne sais pas à quel jeu jouer…

    C’est une excellente nouvelle ! Parce que quand on se sait pas à quel jeu jouer, le mieux que nous puissions faire c’est de demander à nos enfants à quel jeu ils souhaitent jouer avec nous. Ce faisant, on fait d’une pierre trois coups (c’est une nouvelle expression…) : Non seulement, on n’a pas à se creuser la tête pour chercher une idée de jeu originale, mais on donne l’occasion à nos enfants de prendre le pouvoir dans le jeu. Et quand on offre à nos enfants le pouvoir dans le jeu, on les aide à se libérer, à se libérer le certaines émotions comme la peur grâce au rire ou au rôle qu’ils adoptent dans le jeu. Et quand nos enfants sont libérés du poids de leurs émotions qu’ils ont pu exprimer sainement à nos côté, quand on a partagé ce moment complice et d’affection, ils redeviennent les petits amours coopératifs et pleins de joie que l’on aime tant…

    illustrations : Leandro Lamas

    12 Jan
    12 Jan
  • scientiboxplante1

    Mes enfants sont à l’âge où ils se posent des questions. Les vôtres aussi, sans doute ; cet âge là commence souvent très tôt, et chez certaines personnes, il ne finit jamais.

    Le soir, avant de s’endormir, ma petite de cinq ans me demande ce qu’il y a derrière le système solaire, si le monde peut tout d’un coup de tourner dans l’autre sens, si demain il y aura encore un matin, un midi et un soir et si on peut voir grandir les étoiles… Je n’ai pas beaucoup de réponses à ces questions là, j’ai juste eu les mêmes, longtemps, longtemps, avant que d’autres se montrent plus pressantes encore. Alors à défaut de regarder pousser des étoiles, nous faisons pousser des fleurs dans le jardin. Certaines prospèrent, d’autres pas, ce qui donne lieu à de nouvelles questions…

    C’est dans cette effusion jardinière que nous avons reçu la Scientibox « plantastique », conçue pour les 9-12 ans.

    Dedans, il y avait de quoi passer au moins deux bonnes heures d’expériences et d’élucubrations joyeuses.

    scientiboxplante2
    Mes enfants, et les deux copains qui étaient là pour l’ouverture du paquet, se sont montrés relativement unanimes à propos du test de germination : la terre serait plus adaptée que le coton et que la gélatine (« on n’a jamais vu des fleurs pousser sur un cochon », a expliqué mon ainée).
    Le test de coloration des plantes les a laissés plus songeurs : laquelle changerait de couleur ? Et il a fait naître de nombreuses questions : est ce que c’est le sol qui explique les différentes couleurs des hortensias ? Vous voyez, l’expérience avait de quoi se prolonger … d’autant que la revue, fournie avec la boite, était pleine d’explications.
    Il y avait aussi de quoi faire pousser une belle capucine dans un labyrinthe, mais ce qui a vraiment époustouflé tous les enfants présents, du plus jeune au plus grand, c’est la rose de Jéricho. Vous connaissez ? Cette plante est extraordinaire, j’étais vraiment touchée de la trouver là. Sans eau, cette « plante de la résurrection » s’apparente à une boule de tiges sèches ; mais il suffit de quelques gouttes pour qu’en quelques heures, elle se réhydrate, même après des mois ou des années de sécheresse. Alors, elle s’ouvre, verdit, et s’épanouit… avant d’entamer une nouvelle période de sécheresse. C’est une plante mythique : elle existe depuis 400 millions d’années et doit son nom biblique à la ville de Jéricho (en Cisjordanie), qui d’après les vieux écrits, renait sans cesse de ses cendres. Et Valérie me glisse à l’oreille que la rose de Jéricho est associée à la symbolique de la naissance. Elle nous en parlera sans doute un de ces jours.

    Avec ou sans box, certaines de ces expériences sont relativement faciles à reproduire : un sachet de graines à germer, de quoi poser les graines, un peu de terre, un peu de coton, un peu d’eau pour faire un test de germination ; de multiples variations sont possibles : essayer différents types de graines et d’exposition à la lumière, replanter ensuite dans de vrais pots … et s’amuser de voir les enfants y penser souvent, revenir plusieurs fois par jour observer l’évolution de leurs « plantations ».

    Les thèmes des autres Scientibox font bien envie aux enfants qui ont assisté à ce petit atelier improvisé : une sur l’ADN, une sur la mesure du temps, une sur l’élévation, une sur l’énergie renouvelable, une sur le cerveau, une autre sur le cosmos …et j’imagine que d’autres se préparent puisque la box est mensuelle.

    Les coffrets sont aussi tentants : illusions d’optique, avions de papier qui volent vraiment (comme ma fille aimerait !), le système solaire (grande passion de ma deuxième en ce moment), un zootrope …

    Vous nous donnerez votre avis si vous décidez d’expérimenter avec ces boites à expériences ?

    Pour en savoir plus : scientibox.fr – les boites peuvent s’acheter à l’unité ou se recevoir dans le cadre d’un abonnement mensuel (trois formules au choix)

    10 Sep
    10 Sep

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