Comment je suis devenu père

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    22 Avr
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  • Quand nous avons lancé un appel à témoignage sur la…

    28 Mai
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  • gioia l'accueil du bébéA chaque fois qu’un bébé naît dans la famille de Sonia, tout le monde se précipite à la maternité. Ça doit être épuisant pour les mères, ai-je pensé. Pas tant que ça, m’a expliqué Sonia. Et son témoignage m’a vraiment émue.

    Quand mes enfants sont nés, j’ai chaque fois été bien contente que les visites restent très limitées : j’avais tellement hâte de découvrir ce petit être qui venait de naître chez nous que tout le reste me semblait très secondaire ! Alors quand Sonia m’a raconté ses premiers jours à la maternité, j’ai d’abord été très surprise.

    A peine son bébé était-il né que sa maman était arrivée avec les traditionnels œufs au miel, qu’on sert aux jeunes accouchées. Elle avait été aussitôt suivie par sa belle-mère et ses tantes, qui étaient entrées dans la chambre avec le fameux « Djouez » de lentilles (supposé favoriser la montée et lait et l’allaitement) et le « tavourt », des gâteaux de semoule au miel. Et pour Sonia, quelle joie c’était !

    « Quand une femme vient d’accoucher, elle est sacralisée » m’explique-t-elle : elle a donné la vie, elle est au centre de toutes les attentions et elle est traitée comme une reine, ce qui lui procure une confiance immense dans ses capacités de femme et de mère.

    D’autant qu’au moindre doute, la mère, la tante, ou la cousine partagent leur expérience, évoquent les solutions qu’elles ont mis en place et qui les ont aidées, rient de bon cœur pour dédramatiser les difficultés de démarrage et racontent la joie, le plaisir qu’elles ont eu à nourrir leurs bébés.

    Cette communauté de femmes apporte un soutien sans failles, qui se poursuit bien après le séjour à la maternité. Et devant elles, pas besoin de cacher ses seins, ni de faire la conversation, juste le bonheur de cette naissance et la joie de célébrer le pouvoir des femmes à donner la vie. Bien sûr, Sonia se souvient aussi de la visite des quelques hommes devant lesquels elle se sentait moins libre d’avoir les seins à l’air, mais ils se sont vite retirés.

    Ça doit faire un bien immense, quand on vient juste d’accoucher, qu’on se sent fatiguée ou pas sûre de soi, d’être ainsi galvanisée par un groupe de femmes chaleureuses, vous ne trouvez pas ? J’imagine l’énergie et la confiance qui doivent se dégager d’une telle atmosphère !

    Ceci dit, est ce que toutes les femmes tireraient un même bénéfice d’un tel nombre de visites ?

    Peut-être, peut-être pas … car d’autres mettent en place leur allaitement et l’attachement à leur bébé dans des conditions toutes autres.

    Finalement, l’idéal serait peut-être d’avoir l’occasion de réfléchir aux conditions qui nous semblent les plus propices pour choisir (et faire respecter) la manière dont nous voulons vivre les premiers temps avec notre bébé ?

     

    article écrit par Gaëlle et Valérie

    illustration Gioia Albano

     

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    Parents à Parents Webzine#1

    Et en particulier, l’article sur l’accueil du nouveau-né

    27 Fév
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  • gioia peau à peau naissanceEn 2009, la menace d’épidémie de grippe A amène les maternités à limiter les visites. Les grands-parents et les proches se plaignent (la mesure est tellement impopulaire que certaines maternités s’entourent de videurs),… mais pour certaines jeunes mamans, cette solitude inattendue est une bénédiction.

    Quelle influence les visites à la maternité ont-elles sur la mise en place des liens entre le bébé et sa mère ? C’est la question que nous nous sommes posées en nous souvenant de l’épisode de la grippe A.

    Aurélie avait bien essayé d’allaiter son premier bébé, mais la mise en sein étant difficile, elle avait vite abandonné. A sa grande surprise, avec son deuxième bébé né pendant les restrictions de visites de la grippe A, la mise en route de l’allaitement s’est faite naturellement et n’a posé aucun souci.

    Pourtant, Aurélie n’avais pas tellement plus d’expérience et ne s’était pas préparée davantage. L’équipe soignante était la même, elle n’a pas donné de meilleurs conseils. L’accouchement s’était déroulé, lui aussi, à peu près de la même manière.

    Simplement, comme Aurélie était seule avec son conjoint, elle n’avait eu à « rester présentable » ni à tenir une conversation de salon quand son bébé dormait et qu’elle avait envie de se reposer. Elle n’avait pas eu à fournir d’explications à ses proches sur la façon dont elle comptait s’occuper de son bébé, elle n’avait pas eu à cacher ses seins, elle n’avait pas eu à retarder une tétée en attendant que l’oncle, le père, la belle-mère ou le copain quittent la chambre. Elle avait pu rester concentrée sur son bébé, qui, lové contre elle, allait d’un sein à l’autre à son rythme, sans être distrait ou dérangé. Et c’est ainsi que la « connexion » s’était établie : imperceptiblement, elle avait calé son rythme sur le sien, elle pouvait s’assoupir quand il s’endormait, et elle sentait ses seins se remplir quand il se réveillait. Depuis la grossesse, le lien physique n’avait pas été rompu: il continuait à se tisser après la naissance.

    Selon Aurélie,

    c’est l’absence de visiteurs qui a favorisé son allaitement
    et permis à cette connexion particulièrement efficace de s’établir entre elle et son nouveau né
    .

    Somme toute, c’est assez logique : l’allaitement, l’attachement sont liés à la production d’ocytocine, qui est l’hormone de l’amour. Cette hormone a besoin de calme et se sécurité pour s’exprimer.

    Et certaines femmes sont plus sensibles que d’autres. De la même manière qu’elles ont besoin d’une grande intimité pour faire l’amour ou accoucher, elles ont besoin d’intimité pour que leur allaitement se mette en place. Nous avons échangé avec d’autres femmes, qui ont fait le même témoignage.

    Intéressant, ce lien entre intimité et allaitement, non ? Cela vous parle, ou pas ? Cela dit, d’autres facteurs doivent entrer en jeu, car pour certaines femmes, les visites, au contraire, favorisent l’allaitement … mais ce ne sont pas n’importe quelles visites, et cet article sur la présence des femmes après la naissance complète notre questionnement. Et vous, que pensez-vous de ce lien entre intimité et allaitement, et comment avez-vous vécu (ou voulez vous vivre) les visites à la maternité ?

    article écrit par Valérie et Gaëlle

    illustration Gioia Albano

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    27 Fév
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