Devenir homme aujourd’hui : Regards croisés de 7 hommes qui osent l’authenticité

  • Les modèles masculins s’émoussent, James Bond ne fait plus tellement rêver et de nombreux hommes se libèrent du fardeau de la toute puissance (qui peut rimer avec violence) pour chercher une façon d’être qui leur est propre. La fin des stéréotypes vaut pour les femmes aussi : nous vivons une époque formidable pour nous autoriser à devenir ce que nous sommes au fond de nous, si nous en avons le goût !

    Regards croisés de sept hommes qui osent l’authenticité

    Devenir Homme, Par Yoann Lambert pour Parents à Parents

    « La révolution la plus profonde est celle qui prend place dans le coeur d’un individu.
    Elle est le fruit d’une décision personnelle d’explorer sa sensibilité et de se connaître pour trouver la liberté et le bonheur.
    Elle consiste à devenir complètement responsable de soi-même ».

    Guy Corneau, psychanalyste et auteur

     

    « Devenir homme, pour moi, c’est sortir de l’enfance, de l’adolescence et des périodes d’expérimentations insouciantes pour parvenir à une certaine forme de maturité », analyse Nicolas. Se sentir suffisamment libre pour être capable de prendre des décisions sans ses parents et acquérir la conscience que la vie est fragile, et par là la conscience que « je suis un homme à l’égal de tous les autres (hommes et femmes) que porte cette terre, ni plus ni moins ».

     

    Se prendre pour qui on est, ni supérieur ni inférieur, finalement, non ? Xavier confirme : « c’est quitter progressivement l’image que je croyais devoir donner pour m’accepter et prendre confiance en moi ». « C’est sortir de la volonté orgueilleuse d’être indépendant, qui me met à distance des autres, pour me rapprocher de moi, ce qui me rapproche automatiquement des autres », confie Julien, qui s’est rendu compte que l’esprit de compétition et la volonté de réussir ne l’aidaient pas à être en lien avec les autres.
    « Ça ne se fait pas seul, poursuit Thomas, mais en relation avec une femme, qui est constructrice de la personnalité de son partenaire, et inversement. Nous sommes des miroirs l’un pour l’autre ». Le mythe du guerrier dominateur, froid et solitaire semble bien loin.

    Virilité et vulnérabilité

    « Je sens ma vulnérabilité, ma fragilité, quand j’accepte de faire évoluer mes choix, mes goûts, poursuit Xavier. Ça me rend plus solide car, ensuite, je suis plus sûr de mes choix. Chaque fois que j’accepte d’ouvrir ma carapace pour aller vers des choses nouvelles, je me renforce intérieurement ».
    Et la virilité, dans tout ça ? « La virilité, c’est le modèle de mon père, objecte Stéphane : il essaie d’être dominateur, veut paraître dur, n’écoute pas réellement, croit avoir raison et n’accepte pas de se remettre en cause. Résultat, aujourd’hui, il est dépressif et ne fait pas le lien entre son comportement, ses difficultés psychologiques et ses angoisses récurrentes ».

    Pascal ne se retrouvait pas non plus dans le modèle froid et dur de son père. Alors, pendant longtemps, il a mis les femmes sur un piédestal. Il n’appréciait guère la compagnie des autres hommes et avait tendance à se poser en rival. En faisant l’Aventure Initiatique des Nouveaux Guerriers, il a travaillé sa relation à son père et se sent désormais vraiment à l’aise dans les groupes d’hommes. Être un homme aujourd’hui, pour lui, c’est avoir accepté ses polarités féminine et masculine pour trouver l’équilibre, son équilibre. C’est aussi avoir conscience qu’il peut s’approprier et développer différentes facettes des images de la masculinité. Pour d’autres, les groupes de parole d’hommes et la co-écoute se sont avérées d’excellentes voies de cheminement et de guérison.

     « Ce que je nourris, c’est ce qui grandit. Je suis le premier à bénéficier de ma bienveillance »

    Devenir homme : un chemin vers soi

    Il y a sans doute autant de chemins que d’êtres humains. Certains passent par des périodes chaotiques alors que d’autres se construisent progressivement, tranquillement, presque sans à-coups. Après une crise existentielle profonde entre 29 et 33 ans, Julien s’est retrouvé grâce à la méditation, puis à travers des voyages, des rencontres, des thérapies et des lectures. Thomas s’est également investi dans une psychothérapie pour se sentir bien dans sa peau et dans sa vie.

    Pour Stéphane, l’expérience du management en entreprise est un bon terreau d’évolution. Les difficultés de démarrage ont été des facteurs de croissance. « A mon sens, les options que nous prenons doivent nous faire grandir. Les positions managériales faciles ne fonctionnent pas. J’essaie de sortir des idées toutes faites, d’être pragmatique en élevant ma pensée. Les solutions différentes sont plus engageantes, elles prennent plus de temps aussi, mais j’assume ce choix », analyse-t-il.

    La suite est ici, à télécharger ou feuilleter en ligne après avoir cliqué sur le lien ci-dessous :

     

    Parents à Parents Webzine#1

     

    illustration : Yoann Lambert

    07 Sep
    07 Sep
  • Le Réseau d’hommes : se soutenir entre pairs pour s’épanouir avec les autres

    Le monde changeEtats Multiples de l'être, les rôles figés s’émoussent1 ; les modèles de virilité à la James Bond, qui instrumentalisent les femmes, exacerbent aussi, chez les hommes, la rivalité, le renfermement sur soi et l’endurcissement. Et à leur tour, ces attitudes peuvent faire le lit de la dépression, du suicide, de la violence ou de la dépendance. Aujourd’hui, de plus en plus, sans gommer leur altérité, les hommes sont invités à développer leur intériorité tout en restant ce qu’ils sont vraiment. Mais faire ce chemin seul est très difficile. C’est pour cela que Guy Corneau a créé les Réseaux d’Hommes.

    Rencontre avec Jérôme Sebben, président du Réseau d’Hommes de Rhone-Alpes

    « La révolution la plus profonde est celle qui prend place dans le coeur d’un individu. Elle est le fruit d’une décision personnelle d’explorer sa sensibilité et de se connaître pour trouver la liberté et le bonheur.

    Elle consiste à devenir complètement responsable de soi-même.

    Le Réseau d’Hommes est un lieu d’entraide et d’amitié pour des hommes qui ont décidé d’entreprendre une telle révolution. Il leur offre un environnement qui soutient leur résolution intérieure. Le but du Réseau Homme est de créer des contextes favorables à l’éclosion d’une façon plus épanouie d’être homme ». Guy Corneau

    En 1992, Guy Corneau est réveillé en pleine nuit par une idée puissante : créer des réseaux d’hommes (sur le modèle de Vancouver M.E.N), des espaces protégés où les hommes pourront partager leur vécu en toute confiance. Il contacte alors une vingtaine d’hommes enthousiasmés par le projet et lance une première réunion à Montréal le 9 juin 1992. Le Réseau d’Hommes du Québec se développe progressivement, il soutient les hommes qui souhaitent explorer leur identité et favorise l’émergence d’une véritable conscience masculine.

    Le réseau d’hommes : un espace protégé pour (re)trouver son identité

    Des groupes naissent un peu partout au Québec puis en Europe, en Suisse, en Belgique, en France ; le réseau d’hommes propose à ceux qui le rejoignent de travailler en petits groupes de réflexion autogérés, sans animateur ni thérapeute. Une charte de comportement et des cahiers d’exercices proposent des directives de travail qui stimulent et soutiennent le questionnement intérieur.

    Sécuriser la parole

    C’est ainsi qu’à l’issue d’une réunion d’accueil, Jérôme Sebben s’engage avec onze autres hommes dans un groupe de parole qui va durer quatre ans. Les premières réunions sont cruciales, elles sont toute entières dédiées à sécuriser le cadre et les règles de communication : parler à la 1ère personne, s’abstenir de tout conseil et jugement. Le groupe se soude progressivement sur le thème de la confidentialité.

    Les hommes s’exprimant souvent moins facilement que les femmes, ils ont besoin d’un espace sécurisé et protégé pour sortir de la solitude qui les caractérise souvent, tant ils ont été éduqués à être forts, indépendants, performants et pas trop sensibles. Sortant des rôles qui leur sont traditionnellement octroyés, ils peuvent alors, peu à peu, s ‘ouvrir, partager leur vécu, se mettre à l’écoute de leur intériorité.

    Libérer la parole

    Au fil des réunions suivantes, chacun présente sa ligne de vie. Les motivations à rejoindre un groupe de parole sont aussi différentes que les parcours. Solitudes, deuils, expériences inachevées ou difficiles, les récits se font écho, les joies et les peurs se dévoilent.

    Les soirées commencent toujours par un tour de « météo individuelle ». Un temps de pause et de partage autour d’un en-cas permet d’échanger de manière différente, puis la réunion s’achève toujours par un retour sur le vécu de chacun et une accolade collective.

    Des thèmes sont abordés au fil des soirées : la violence, le rapport au père, à la mère, les peurs, la nudité, la colère, l’agressivité,.. Autant de sujets qui sont l’occasion de chercher des mots pour exprimer son ressenti, sa sensibilité, ses peurs et ses blessures enfouies. C’est tout un vocabulaire que certains s’approprient ainsi ! Dans cet espace protégé et confidentiel, les hommes sont moins gênés pour exprimer leurs questionnements et partager des expériences qu’ils n’avoueraient pas facilement à leurs proches.

    Avec la bienveillance du groupe, chacun peut se montrer tour à tour maladroit, excessif, intolérant, passionné, triste, joyeux, en larmes, sans jamais perdre le lien avec les autres.

    Faire sienne la bienveillance

    Groupe d'Hommes Rhône AlpesC’est là que Jérôme Sebben a touché l’amour inconditionnel qu’ils s’offraient les uns autres autres. Peu habitué, comme tant d’entre nous, à bénéficier d’un tel cadeau, il a eu besoin de temps avant de pouvoir l’accepter, l’accueillir et le vivre dans la joie en cessant le combat qu’il menait contre lui-même.

    De nombreux hommes, qui n’étaient pas très à l’aise avec leurs pairs, ont aussi appris, progressivement, à apprécier la compagnie d’autres hommes – et à se sentir bien en leur propre compagnie, avec eux-mêmes. C’est un nouveau souffle pour tous ceux qui portaient, à leurs dépens, une culpabilité profonde liée aux violences commises par les hommes depuis des millénaires.

    Le réseau d’hommes apparaît ainsi comme un espace d’expérimentation où créer une véritable intimité entre hommes, l’objectif étant de faire émerger des échanges dégagés des jeux de pouvoir et de séduction et d’essayer de nouvelles façons d’être ensemble qui peuvent, ensuite, être adoptées dans les relations avec les proches, la famille et les collègues.

    Des groupes auto-gérés mais encadrés

    Et en cas de besoin, les membres du groupe peuvent contacter les animateurs et responsables de groupes, qui les épaulent. Car il ne suffit pas de se mettre en route pour tout résoudre. Des conflits émergent presque toujours un jour ou l’autre ; certains trouvent une issue, d’autres pas. Cela peut amener certaines personnes à quitter le groupe. Le réseau d’hommes n’est pas un lieu de thérapie, c’est un lieu de partage, d’entraide et de convivialité. Il convient très bien à ceux qui ont envie de sortir de l’isolement et de s’ouvrir en partageant avec d’autres dans un lieu protégé, mais il ne peut suffire à aider les personnes en grande souffrance.

    Mais c’est aussi parce qu’il serait très difficile de faire le chemin seul que le groupe offre une communauté de partage pour enraciner et soutenir l’évolution personnelle de ses membres.

    illustration à la une : Roberte Degosse

    seconde illustration : Réseau d’Hommes Rhône Alpes

    Notes :

    1 même si la publicité tend, au contraire, à l’hyper sexualisation

    Pour en savoir plus : http://www.reseauhommes.com

    15 Mai
    15 Mai
  • Il ne suffit pas de mettre des garçons et des filles ensemble pour obtenir un cours mixte.
    Chercheuse et enseignante en Éducation Physique et Sportive depuis plus de trente ans, Cathy Patinet partage avec nous les démarches qu’elle a mis en place pour permettre aux collégiens de faire des expériences variées, riches et épanouissantes dans un climat de bienveillance.
    Avec elle, performance ne rime pas avec violence, et tout le monde y trouve son compte !

    Yoann Lambert

    Yoann Lambert

    Alors que l’école était mixte depuis longtemps, filles et garçons sont longtemps restés séparés lors des cours d’Éducation Physique et Sportive (EPS). Il faut dire que certains sports sont très associés à un genre (la danse aux filles, le rugby aux garçons) et proposer des activités sportives à la fois masculines et féminines n’est pas une mince affaire.
    Faute de mixité, les filles très dynamiques s’ennuyaient avec leurs congénères, et les garçons peu sportifs, ou ceux qui n’aiment pas les défis, redoutaient les cours d’EPS.

    Mais décréter l’enseignement mixte ne suffit pas à le rendre égalitaire.

    Élèves et enseignants renforcent les stéréotypes

     

     

    rugby collectif

    Cathy Patinet

    D’une part, si l’enseignant laisse faire, les collégiens ont tendance à renforcer les stéréotypes (au foot, un garçon ne passera pas le ballon à une fille bien placée et privilégiera un garçon, par exemple).

    D’autre part, certaines façons d’enseigner peuvent mettre plus facilement en difficulté les filles ou les garçons (voire encadré l’école et les garçons). A leur insu, les adultes adoptent parfois des attitudes non égalitaires qui, à leur tour, renforcent les préjugés.
    Un exemple  :  » les filles sont tout de suite fatiguées et les garçons se battent pour un rien« .
    Un autre : un professeur expliquait en commentant un match de rugby « tu vois, là elle se débarrasse de la balle » ; et mentalement, il se disait « les filles ne sont pas motivées pour le rugby ». Pourtant, en observant la scène attentivement, il aurait pu voir qu’en fait, elle passait la balle parce qu’un grand baraqué était en train de lui foncer dessus et qu’elle avait peur.

     

     

     

    Changer les règles pour regarder la réussite autrement

    Yoann Lambert

    Yoann Lambert

    C’est tout le travail de Cathy Patinet : observer ce qui se joue pour mettre en place des règles et un environnement sécurisant, non violent et épanouissant pour tous.

    Quand elle organise des sports collectifs, elle veille à ce que les règles soient strictement respectées (par exemple, on ne se fonce pas dessus) et met en place des doubles ou triples scores. En proposant de compter non seulement les buts, mais aussi le nombre de passes réussies ou de passes décisives, par exemple, elle invite à adopter d‘autres points de vue sur la réussite et permet à tout le monde de sortir la tête haute.

    Cathy Patinet veille aussi à ce que ses élèves goûtent à tout pour qu’ils développent des compétences variées en mobilisant différentes facettes d’eux-mêmes. En escalade, par exemple, les garçons empruntent plus facilement les voies de dévers, et les filles celles qui ont de petites prises. Avec bienveillance, l’enseignante invite chacun à aller au moins une fois vers ce qui lui semble a priori inconfortable.

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    Cathy Patinet invite à adopter d’autres points de vue sur la réussite et permet à tout le monde de sortir la tête haute.

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     Apprendre à se connaître en entier

    Ainsi, elle pousse ses élèves à explorer des territoires vers lesquels ils ne seraient pas allés spontanément, mais grâce auxquels ils peuvent apprendre beaucoup sur eux-mêmes.
    En activité Danse, elle propose régulièrement le jeu de l’aveugle, par exemple. Des duos sont constitués entre un guide et un élève dont les yeux sont bandés.
    La musique est douce et les consignes sont transmises avec la même douceur, pour inviter au calme et à l’intériorité. Cathy Patinet laisse la confiance se développer au sein du duo en invitant les élèves à se promener dans la salle, jusqu’au moment où le guide place son partenaire « aveugle » à l’endroit de son choix pour créer une sculpture en posant trois gestes aussi bienveillants que réalistes sur son alter ego « aveugle ». Alors, le guide se recule, admire son œuvre, puis l’aveugle se remet de lui-même dans une position neutre. Ensuite, il tente de retrouver la pose créée par le guide.
    Cet exercice fait travailler non seulement la mémoire corporelle et la maîtrise, mais aussi l’intériorité, terrain que la plupart des élèves, aussi bien filles que garçons, n’explorent jamais.
    L’exercice leur permet de se mettre à l’écoute de leur ressenti ; ils touchent ce qu’ils sont vraiment au fond d’eux-mêmes. Quand il prend fin, de nombreux élèves sont émus. « Cette connaissance d’eux-mêmes leur servira dans de nombreux domaines, notamment quand ils seront parents à leur tour », pense Cathy Patinet. Et quand ses élèves présentent la chorégraphie qu’ils ont construite dans le sillage de cet exercice, à partir de leur intériorité, les spectateurs sont toujours émus.

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    Cette connaissance d’eux-mêmes leur servira dans de nombreux domaines, notamment quand ils seront parents à leur tour

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     Garçons et filles sont ils égaux face à la performance sportive ?

    Face au ballon, les garçons ont un immense avantage culturel. « Le sens du ballon n’est pas inné, il est acquis, affirme Cathy Patinet ! En matière de sport à l’école, la performance moyenne des filles et des garçons est identique. Certaines filles ont le même niveau sportif que les meilleurs garçons ».

    Même chez les sportifs de haut niveau, il est difficile de dire si l’écart de performance entre les athlètes hommes et femmes est purement physiologique ou pas. En effet, si certaines études affirment que « l’évolution des performances des hommes et des femmes suit une trajectoire parallèle : même si la performance féminine a augmenté sensiblement au point de dépasser la performance masculine d’il y a 50 ans dans certaines disciplines, l’écart physiologique, lui, reste constant »1, d’autres montrent que les écarts hommes / femmes se réduisent progressivement : l’écart de performance homme – femmes serait passé de presque 60% en 1930 à 15% aujourd’hui en athlétisme, et de 50% à 9% en natation2 par exemple, et de 10% en moyenne3.

    1http://www.datajournalismelab.fr/performances-athletiques-vers-la-fin-des-records/
    2-http://franceolympique.com/files/File/actions/sante/documentation/2008/5econference/15.pdf
    3-
    http://www.theatlantic.com/technology/archive/2012/08/we-thought-female-athletes-were-catching-up-to-men-but-theyre-not/260927/#

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    CathyPatinet : Malgré sa forte sensibilité et sa formation à l’égalité, Cathy Patinet, enseignante en EPS, se rend compte qu’elle provoque encore, à son insu, des événements qui ne vont pas dans le sens de l’égalité. Elle consacre donc son doctorat à l’attention portée aux élèves par les enseignants et la façon dont ils peuvent gérer la question des stéréotypes. Elle forme des enseignants et continue d’enseigner à des élèves de collège.

    Poursuivez la lecture sur le hors série n°1 du magazine Parents à Parents (à feuilleter ou télécharger gratuitement)

    Parents à Parents Webzine#1

     

     illustrations : Yoann Lambert

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    16 Avr
    16 Avr

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